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Ingrid (je ne vais pas au cinéma). Jeune trentenaire (help !). Impulsive (très). Sensible (beaucoup). Franche (malgré moi). Amoureuse des bêtes (et de son homme). Tente toujours d'apprivoiser la vie (surtout ses bons côtés).

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Version n°17 - Fouillis
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lundi 22 juin 2015
Quand la pisse de chat t'envoie chez les flics


J'en parle bien plus sur Instagram mais j'ai envie d'en parler sur le blog. Peut-être parce que ça va me faire du bien, que je vais me sentir moins seule dans ces conflits de voisinage complètement ridicules et, je ne le cache pas, vos petits mots me réconforteront peut-être.

Je rencontre des soucis depuis plusieurs semaines avec le chat du voisin. Sa pisse étant devenue un problème secondaire puisque depuis samedi, nous avons eu affaire au voisin directement.

Pour celles et ceux qui ne sont pas au courant de l'histoire, voici un rappel des faits :

J'ai débarqué chez Fred il y a 4 ans. J'ai, du coup, hérité d'un voisin très spécial. Un voisin dont il faut se méfier, qui ne te dit pas bonjour, fait sa loi, emmerde celles des autres, a un passé lourd et vit ici pour se faire oublier de là où il vivait précédemment. En femme polie et respectueuse, mes bonjours restant sans réponse, j'ai vite  abandonné. Chacun a fait sa vie, et tant mieux. Et vu ce que j'ai appris sur lui, il valait mieux que je fasse profil bas. Tout comme Fred et ses parents. Chose que l'on fait depuis des années.

Début mai, en rentrant d'un après-midi que nous avions passé Fred et moi au jardin, nous nous sommes retrouvés dans notre chambre envahie de pisse de chat. J'vous fais la liste : matelas, couette, oreillers, fauteuil, vêtements, commode, arbres à chats, aquarium, fenêtre. Bref, partout ! Ce chat avait défoncé la moustiquaire pour s'y introduire. Nous avons compris les jours suivants que c'était celui du voisin car nous l'avons vu à plusieurs reprises sur le rebord de notre fenêtre, cherchant désespérément à rentrer. Depuis, nous avions fermé la fenêtre en attendant de grillager le rebord pour éviter qu'il n'y grimpe. Moi qui aie tendance à être claustrophobe, me retrouver dans une pièce de 10m² avec pour seule vue extérieure, un grillage, ça m’oppresse un peu... Du coup, ce même chat s'est introduit carrément dans la maison tout en pissant partout, là aussi. Nous nous sommes donc résignés à la fermer constamment. Nous ne pouvons aérer que les fenêtres de l'étage où le chat ne peut y accéder. C'est tout de même chiant, surtout en cette saison ! Puis merde, se barricader dans sa propre maison, ce n'est pas normal.

Ce chat a donc pris pour habitude de venir pisser dans le garage. Garage qui fait également cuisine d'été donc la porte est toujours ouverte. Mais forcément, n'y vivant pas dedans 24/24, ce chat trouve toujours le moyen d'y entrer et marquer son territoire. C'est ainsi que depuis début mai, il ne se passe pas un jour sans que je me dois de nettoyer sa pisse. Là aussi, la liste est longue : four, mini-four, évier, mur, cuit-vapeur, bouilloire, vaisselle, casquette, chaussures, pommes de terre, armoire, packs d'eau et de lait, congélateur, extérieur de la voiture mais aussi à l'intérieur. C'est devenu mon petit rituel du soir et du matin : trouver la pisse puis la nettoyer pendant que d'autres, lorsqu'ils se lèvent, vont se doucher ou prennent leur petit-déjeuner.

"Mais pourquoi est-ce que tu laisses la porte de garage ouverte les soirs ?" Parce qu'il m'est impossible d'apprendre à Iago de rentrer à une heure précise et que si nous fermons la porte de garage, nous ne l'entendrons pas miauler. Et il est hors de question que notre chat se retrouve enfermé dehors parce que nous aurons fermé la porte pour éviter la pisse de l'autre.

"Mais pourquoi tu ne débarrasserais pas le garage pour éviter que ce chat pisse dessus ?" Car il n'est pas donné à tout le monde, cette chance, d'avoir une cuisine d'été. Et quand bien même, c'est chez nous et nous aménageons la maison à notre guise. Vider la cuisine d'été, c'est bien beau. Mais faudrait également vider TOUT ! L,'établi, les armoires, les outils de jardin/bricolage, condamner la cave etc... Donc non, la solution n'est pas là.

Fin mai, mon beau-père est allé sonner chez le voisin. Le rideau s'est ouvert puis refermé. On ne lui aura jamais ouvert. Même résultat lorsque Fred puis ensuite moi, nous avons tenté une prise de contact.

Le jour où ce chat a pissé dans la voiture de Fred, ce fut la fois de trop (nous n'avons pas les moyens de faire nettoyer l'intérieur par un professionnel et même nettoyé, y a toujours l'odeur, ô joie). J'ai donc rédigé une lettre que j'ai déposé chez le voisin. En résumé, je lui faisais part des soucis que nous rencontrons avec son chat et qu'il suffisait de le castrer pour que ce soit réglé. Et que s'il souhaitait, je l'invitais à venir sonner à la maison pour que nous en discutions. Il ne l'a jamais fait et le chat a continué. Et puis c'est connu : quand un chat commence à pisser, il n'en finit plus.

"Mais pourquoi ne mets-tu pas du répulsif ?" Car déjà, j'vais pas faire barrière à Iago. De plus, si je mets du répulsif sur les meubles de la cuisine, il va aller pisser sur l'établi après. Si j'en mets sur l'établi, il va aller pisser ailleurs. Et c'est un produit qui s'évapore vite donc, désolée, je n'ai pas envie de claquer des 100 et des 100 dans une solution qui ne se réglera pas. De plus, j'ai déjà testé du naturel en intérieur, ça n'a jamais fonctionné donc je n'ai pas envie que nous ainsi que Iago respirions les effluves de ce produit.

Vendredi, à 23h, je veux pour refermer la porte de garage après que Iago soit rentré (qui est fermée juste assez pour qu'il puisse passer), j'ai senti de la pisse. Comme d'hab'. Sachez que moralement, c'est dur à supporter. Non pas l'odeur. Je n'en veux pas vraiment à ce chat car n'étant pas castré, il a un comportement normal de chat qui marque son territoire. J'en veux à ce voisin qui s'en fout complètement et qui refuse tout contact.

Le lendemain, j'ai appelé ma Best. Travaillant dans le domaine juridique, je suis allée à la pêche aux conseils. La seule chose que je pourrais faire, c'est faire constater les dégâts par un huissier (avec tâche d'urine, ticket de pressing, matériel tâché et vidéo de l'acte). Je serais, au mieux, dédommagée. La belle jambe car je me fous de devoir claquer de l'argent dans le pressing et les produits nettoyants. Ça ne résout pas le souci de la pisse au quotidien dans notre maison ! Puis, vous me voyez laisser l'urine en attendant que le huissier vienne ? Ça pue malgré que je nettoie. J'ai même l'impression que l'odeur me suit dans les narines et sur les fringues...

J'en ai pleuré de désarroi. Fatiguée moralement de cette histoire. Car j'aime le répéter : je ne veux de mal à personne, je veux simplement faire ma vie tranquillement loin des problèmes. Sauf que cette histoire a assez duré. Après avoir raccroché, mon beau-père a vu ma tête. Peut-être que je lui ai fait pitié mais le fait est qu'il est allé voir le voisin. Il a sonné et c'est le fils qui a ouvert (gringalet de 20 ans qui se prend pour un vrai kéké, il hérite de l'éducation des parents, que voulez-vous). Mon beau-père s'est fait insulter, ainsi que par le père et il s'est vu repousser un peu violemment tout en le provoquant. Fred est arrivé à temps pour calmer le jeu. Certes, mon beau-père n'est pas tombé, il n'y a pas eu bagarre mais juste assez pour aller déposer une main courante. C'était l'occasion !

C'est tout de même malheureux d'en arriver à un tel stade ! A la gendarmerie, je leur ai clairement dit "Vous devez rire de nous entendre parler de pisse de chat mais ces gens-là refusent toute discussion, même cordiale, et passent directement aux insultes, menaces et maintenant, agressions physiques". Je leur ai tout expliqué, ils ont souri. Ils ont souri car ils les connaissent donc ça ne les étonne pas. Et d'un autre côté, ça nous a soulagé d'en parler à des personnes officielles qui comprennent nos craintes (nous sommes plusieurs maisons à nous plaindre de ce voisin mais nous sommes les seuls à oser nous mouiller, faute de meilleure solution). Car oui, c'est peut-être beaucoup de la grande gueule mais bon, jusqu'au jour où... J'ai préféré aller les voir avant, même si ça ne changerait rien si le mal se faisait (je parle de Iago qui pourrait être puni pour des histoires d'humains ou que l'un de nous subisse des représailles. C'est notre crainte depuis ce week-end).

Bref, je ne vais pas rentrer dans les détails car c'est quelque peu confidentiel. La main courante n'existe pas à la gendarmerie. Il faut se rendre à la police. Nous n'avons pas souhaité nous y rendre. Nous voulions simplement leur raconter la mésaventure du matin suite aux pisses incessantes de leur chat. Donc même s'il n'y a rien eu d'officiel, d'écrit, de signé, ça a été dit, entendu, mémorisé. C'est déjà une bonne chose. Je trouve cela tellement ridicule de devoir filmer le garage pour prouver que c'est bien son chat qui vient pisser mais je vais devoir le faire, sait-on jamais, même si ça ne résoudra jamais ce problème.

J'ai contacté l'association de la ville voisine qui m'a confirmé que suivant les revenus du voisin, elle pourrait castrer gratuitement le chat. Mais le voisin s'en occupera jamais. Il a d'ailleurs balancé à mon beau-père qui'il en avait rien à foutre du chat, qu'on pouvait le buter. La seule raison pour que l'assoc' fasse quelque chose c'est en cas de dénonciation de maltraitance sur le chat. Certes, il a été complètement amoché l'an passé. J'ai acheté moi-même du désinfectant pour nettoyer ses plaies ouvertes à l'arcade et à la gorge. Si j'avais su, ce jour-là, j'en aurai profité pour l'emmener à un refuge. Mais après réflexion, ça aurait changé quoi ? On aurait sauvé ce chat et le voisin en aurait pris un autre...

Je ne peux absolument rien faire pour ce chat. Les histoires de pisse continueront encore longtemps malheureusement... Nous avons regardé après une chatière électronique. Celle qui s'actionne grâce au numéro de puce d'identification du chat : 100€ (et l'on devrait pucer Iago). Ça fait cher (et chier). Oui, il en existe pour beaucoup moins cher avec le détecteur en collier mais Iago fait tellement le con dans les arbres qu'on souhaite éviter l'accident donc on oublie l'idée. Mais, faut croire que la malédiction aime s'acharner sur nous : la chatière avec détection par puce ne convient pas aux portes de garage métalliques...

Nous avons une grosse envie de tenter de capturer le chat et de l'emmener dans un refuge. Car vu qu'ils en ont absolument rien à faire de cette bête, je doute très fort qu'il soit enregistré. Ce serait la solution la plus facile. Mais je ne veux pas me rendre voleuse, kidnappeuse et responsable d'un délit (bah oui, ça reste un délit). Je tiens trop à ma conscience. Et comme dit plus haut, y a des chances pour qu'il soit remplacé, une fois de plus...

Donc au final, rien ne changera. On a juste à faire profil bas, fermer nos gueules et moi, continuer à nettoyer la pisse. Je rêve secrètement que la roue tourne pour ces connards. Quelle réjouissance ! Et je ne m'en cacherai pas.

En attendant...

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mardi 16 juin 2015
Dans la peau


Il y a quelques semaines, je vous faisais part de mon envie de plus en plus pressante de me faire tatouer. J'ai toujours voulu avoir une date très chère à mon cœur sur la peau. Puis, deux autres sont venues s'ajouter par la suite. Comme une évidence...

Bien que l'envie doit prendre le pas sur la douleur, j'ai un peu revu l'endroit où j'ai toujours souhaité me faire tatouer. Du poignet très discret où mes bracelets cachent tout, je suis passée à l'avant-bras. Si ça, c'est pas du changement ! Oui parce que niveau douleur, ça change. Un peu. Et rien que ça, ça suffit à me rassurer. Un peu.

J'ai commencé depuis quelques jours (vous l'aurez remarqué sur Instagram et Pinterest) à réfléchir à comment encrer les dates et ce, de manière originale. Et quelle typographie utiliser. J'avoue que bien que l'idée de me faire tatouer date d'il y a 17 ans, je n'ai jamais vraiment cherché à mener plus loin la réflexion pour la simple et bonne raison que je me suis mis en tête que mon envie resterait sans suite. Raté !

A force de galérer sur la façon que je voulais écrire et positionner ces dates, j'ai fini par de moins en moins aimer l'idée. Ca fait trop chiffre, pas original, puis cachées sous mes bracelets, je trouvais l'idée bête du coup (de mon propre point de vue). A force de farfouiller sur le net, l'idée de me faire tatouer quelque chose autour de ces dates a commencé à germer. Puis, j'ai toujours adoré les tatouages Mandala alors ce qui devait arriver, arriva. L'idée d'un tatouage voyant me plait de plus en plus...

A ce jour, j'ai un croquis d'un tatouage qui prendrait mon avant-bras intérieur tout en gardant le style mandala. Et surtout, il ne faut pas l'oublier, j'y ai incrusté mes dates ! C'était mon deal : pas de dates, pas de tatouage.

J'ai, en parallèle, fouillé sur le net à la recherche de tatoueurs dans les alentours. Ce fut une grosse déception dès le début. Je n'ai eu aucun coup de cœur. Aucun tatoueur ne proposait un travail qui me plaisait. Attention, je ne critique pas leur travail mais ça ne me correspond pas. J'ai trouvé beaucoup de réalisations qui faisaient "années 90", "bikers", "rock'n'roll". J'ai donc élargi mes recherches et je suis tombée sur des tatoueurs de Nancy. Des tatoueurs dont le travail est plus d'actualité. Moins de couleurs (hormis le watercolor, joli joli ♥), beaucoup de mandala, des réalisations moins grossières. Plus féminines.

Je vais profiter d'une journée sur Nancy début juillet pour franchir pour la première fois un salon de tatouages. J'en ai 2 à rencontrer pour me décider sur celui qui me mettra le plus en confiance (La peau encrée et La Gribouille). Si des personnes ont des avis à leur sujet, je suis preneuse et même sur votre expérience.

J'ai cru comprendre qu'il fallait plusieurs semaines pour se faire tatouer chez eux. Ce qui me laisse largement le temps de réfléchir à ce nouveau tatouage, le fignoler, le retravailler, l'apprivoiser etc... Sur le croquis actuel, j'ai fait en sorte que si je venais à avoir vraiment mal (oui, ça me travaille mais j'y travaille (ah ah)), je puisse avoir un tatouage fini sans avoir été complètement réalisé (coucou la fille qui s'exprime super pas bien). Pour faire simple, mon mandala peut se faire en 3 partie donc si je venais à mal supporter la douleur, je me contenterais de la plus petite qui restera très jolie.

Bref, je suis excitée de cette nouvelle étape dans ma vie. Oui, se faire tatouer reste une étape. Et pas anodine. Et plus le temps passe et plus ce projet se concrétise en moi. Puis ça m'aide à avoir moins peur de la douleur que je vais devoir affronter...

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mercredi 10 juin 2015
Toc toc toc ! Qui est là ?


C'est la cinglée qui est en moi. Car loin de moi d'être parfaite (fort heureusement), j'ai quelques petits défauts (à 95% petits). Et quelques manies voire contradictions...

Genre :
- Je compte toujours le nombre de gorgées d'eau que je bois à la bouteille (10 ou 15). Une façon de m'hydrater de manière régulière.
- Une très mauvaise habitude que je peine à me défaire : le téléphone devant la télé. Monsieur se couchant tôt, j'ai tendance à jouer à Candy Crush ou flâner sur Instagram/Pinterest. La télé devient de plus en plus une ambiance de fond. Mais j'y travaille en dévorant des séries. C'est plus intéressant que les programmes télé et du coup, je suis moins tentée par le téléphone
- Je fais toujours 3 noeuds à un sac (poubelle par exemple). Je ne suis absolument pas superstitieuse mais ça ne s'explique pas. Toujours trois.
- Je suis attirée par les mini-bocaux à épices ainsi que les verrines à apéro/dessert. J'en ai une trentaine. C'est plus fort que moi, lorsque j'en vois dans les brocantes, je les achète. Bien que les 3/4 n'ont toujours pas été utilisés.
- Je n'aime pas les gosses et pourtant, je ne rate pas un épisode de "Baby boom".
- La pâtisserie m’écœure et pourtant, j'ai regardé "Le meilleur pâtissier".
- Je déteste Noël mais j'adore me rendre aux marchés de Noël en Alsace.
- Je suis arachnophobe mais je trouve les mygales très jolies

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lundi 22 juin 2015
Quand la pisse de chat t'envoie chez les flics


J'en parle bien plus sur Instagram mais j'ai envie d'en parler sur le blog. Peut-être parce que ça va me faire du bien, que je vais me sentir moins seule dans ces conflits de voisinage complètement ridicules et, je ne le cache pas, vos petits mots me réconforteront peut-être.

Je rencontre des soucis depuis plusieurs semaines avec le chat du voisin. Sa pisse étant devenue un problème secondaire puisque depuis samedi, nous avons eu affaire au voisin directement.

Pour celles et ceux qui ne sont pas au courant de l'histoire, voici un rappel des faits :

J'ai débarqué chez Fred il y a 4 ans. J'ai, du coup, hérité d'un voisin très spécial. Un voisin dont il faut se méfier, qui ne te dit pas bonjour, fait sa loi, emmerde celles des autres, a un passé lourd et vit ici pour se faire oublier de là où il vivait précédemment. En femme polie et respectueuse, mes bonjours restant sans réponse, j'ai vite  abandonné. Chacun a fait sa vie, et tant mieux. Et vu ce que j'ai appris sur lui, il valait mieux que je fasse profil bas. Tout comme Fred et ses parents. Chose que l'on fait depuis des années.

Début mai, en rentrant d'un après-midi que nous avions passé Fred et moi au jardin, nous nous sommes retrouvés dans notre chambre envahie de pisse de chat. J'vous fais la liste : matelas, couette, oreillers, fauteuil, vêtements, commode, arbres à chats, aquarium, fenêtre. Bref, partout ! Ce chat avait défoncé la moustiquaire pour s'y introduire. Nous avons compris les jours suivants que c'était celui du voisin car nous l'avons vu à plusieurs reprises sur le rebord de notre fenêtre, cherchant désespérément à rentrer. Depuis, nous avions fermé la fenêtre en attendant de grillager le rebord pour éviter qu'il n'y grimpe. Moi qui aie tendance à être claustrophobe, me retrouver dans une pièce de 10m² avec pour seule vue extérieure, un grillage, ça m’oppresse un peu... Du coup, ce même chat s'est introduit carrément dans la maison tout en pissant partout, là aussi. Nous nous sommes donc résignés à la fermer constamment. Nous ne pouvons aérer que les fenêtres de l'étage où le chat ne peut y accéder. C'est tout de même chiant, surtout en cette saison ! Puis merde, se barricader dans sa propre maison, ce n'est pas normal.

Ce chat a donc pris pour habitude de venir pisser dans le garage. Garage qui fait également cuisine d'été donc la porte est toujours ouverte. Mais forcément, n'y vivant pas dedans 24/24, ce chat trouve toujours le moyen d'y entrer et marquer son territoire. C'est ainsi que depuis début mai, il ne se passe pas un jour sans que je me dois de nettoyer sa pisse. Là aussi, la liste est longue : four, mini-four, évier, mur, cuit-vapeur, bouilloire, vaisselle, casquette, chaussures, pommes de terre, armoire, packs d'eau et de lait, congélateur, extérieur de la voiture mais aussi à l'intérieur. C'est devenu mon petit rituel du soir et du matin : trouver la pisse puis la nettoyer pendant que d'autres, lorsqu'ils se lèvent, vont se doucher ou prennent leur petit-déjeuner.

"Mais pourquoi est-ce que tu laisses la porte de garage ouverte les soirs ?" Parce qu'il m'est impossible d'apprendre à Iago de rentrer à une heure précise et que si nous fermons la porte de garage, nous ne l'entendrons pas miauler. Et il est hors de question que notre chat se retrouve enfermé dehors parce que nous aurons fermé la porte pour éviter la pisse de l'autre.

"Mais pourquoi tu ne débarrasserais pas le garage pour éviter que ce chat pisse dessus ?" Car il n'est pas donné à tout le monde, cette chance, d'avoir une cuisine d'été. Et quand bien même, c'est chez nous et nous aménageons la maison à notre guise. Vider la cuisine d'été, c'est bien beau. Mais faudrait également vider TOUT ! L,'établi, les armoires, les outils de jardin/bricolage, condamner la cave etc... Donc non, la solution n'est pas là.

Fin mai, mon beau-père est allé sonner chez le voisin. Le rideau s'est ouvert puis refermé. On ne lui aura jamais ouvert. Même résultat lorsque Fred puis ensuite moi, nous avons tenté une prise de contact.

Le jour où ce chat a pissé dans la voiture de Fred, ce fut la fois de trop (nous n'avons pas les moyens de faire nettoyer l'intérieur par un professionnel et même nettoyé, y a toujours l'odeur, ô joie). J'ai donc rédigé une lettre que j'ai déposé chez le voisin. En résumé, je lui faisais part des soucis que nous rencontrons avec son chat et qu'il suffisait de le castrer pour que ce soit réglé. Et que s'il souhaitait, je l'invitais à venir sonner à la maison pour que nous en discutions. Il ne l'a jamais fait et le chat a continué. Et puis c'est connu : quand un chat commence à pisser, il n'en finit plus.

"Mais pourquoi ne mets-tu pas du répulsif ?" Car déjà, j'vais pas faire barrière à Iago. De plus, si je mets du répulsif sur les meubles de la cuisine, il va aller pisser sur l'établi après. Si j'en mets sur l'établi, il va aller pisser ailleurs. Et c'est un produit qui s'évapore vite donc, désolée, je n'ai pas envie de claquer des 100 et des 100 dans une solution qui ne se réglera pas. De plus, j'ai déjà testé du naturel en intérieur, ça n'a jamais fonctionné donc je n'ai pas envie que nous ainsi que Iago respirions les effluves de ce produit.

Vendredi, à 23h, je veux pour refermer la porte de garage après que Iago soit rentré (qui est fermée juste assez pour qu'il puisse passer), j'ai senti de la pisse. Comme d'hab'. Sachez que moralement, c'est dur à supporter. Non pas l'odeur. Je n'en veux pas vraiment à ce chat car n'étant pas castré, il a un comportement normal de chat qui marque son territoire. J'en veux à ce voisin qui s'en fout complètement et qui refuse tout contact.

Le lendemain, j'ai appelé ma Best. Travaillant dans le domaine juridique, je suis allée à la pêche aux conseils. La seule chose que je pourrais faire, c'est faire constater les dégâts par un huissier (avec tâche d'urine, ticket de pressing, matériel tâché et vidéo de l'acte). Je serais, au mieux, dédommagée. La belle jambe car je me fous de devoir claquer de l'argent dans le pressing et les produits nettoyants. Ça ne résout pas le souci de la pisse au quotidien dans notre maison ! Puis, vous me voyez laisser l'urine en attendant que le huissier vienne ? Ça pue malgré que je nettoie. J'ai même l'impression que l'odeur me suit dans les narines et sur les fringues...

J'en ai pleuré de désarroi. Fatiguée moralement de cette histoire. Car j'aime le répéter : je ne veux de mal à personne, je veux simplement faire ma vie tranquillement loin des problèmes. Sauf que cette histoire a assez duré. Après avoir raccroché, mon beau-père a vu ma tête. Peut-être que je lui ai fait pitié mais le fait est qu'il est allé voir le voisin. Il a sonné et c'est le fils qui a ouvert (gringalet de 20 ans qui se prend pour un vrai kéké, il hérite de l'éducation des parents, que voulez-vous). Mon beau-père s'est fait insulter, ainsi que par le père et il s'est vu repousser un peu violemment tout en le provoquant. Fred est arrivé à temps pour calmer le jeu. Certes, mon beau-père n'est pas tombé, il n'y a pas eu bagarre mais juste assez pour aller déposer une main courante. C'était l'occasion !

C'est tout de même malheureux d'en arriver à un tel stade ! A la gendarmerie, je leur ai clairement dit "Vous devez rire de nous entendre parler de pisse de chat mais ces gens-là refusent toute discussion, même cordiale, et passent directement aux insultes, menaces et maintenant, agressions physiques". Je leur ai tout expliqué, ils ont souri. Ils ont souri car ils les connaissent donc ça ne les étonne pas. Et d'un autre côté, ça nous a soulagé d'en parler à des personnes officielles qui comprennent nos craintes (nous sommes plusieurs maisons à nous plaindre de ce voisin mais nous sommes les seuls à oser nous mouiller, faute de meilleure solution). Car oui, c'est peut-être beaucoup de la grande gueule mais bon, jusqu'au jour où... J'ai préféré aller les voir avant, même si ça ne changerait rien si le mal se faisait (je parle de Iago qui pourrait être puni pour des histoires d'humains ou que l'un de nous subisse des représailles. C'est notre crainte depuis ce week-end).

Bref, je ne vais pas rentrer dans les détails car c'est quelque peu confidentiel. La main courante n'existe pas à la gendarmerie. Il faut se rendre à la police. Nous n'avons pas souhaité nous y rendre. Nous voulions simplement leur raconter la mésaventure du matin suite aux pisses incessantes de leur chat. Donc même s'il n'y a rien eu d'officiel, d'écrit, de signé, ça a été dit, entendu, mémorisé. C'est déjà une bonne chose. Je trouve cela tellement ridicule de devoir filmer le garage pour prouver que c'est bien son chat qui vient pisser mais je vais devoir le faire, sait-on jamais, même si ça ne résoudra jamais ce problème.

J'ai contacté l'association de la ville voisine qui m'a confirmé que suivant les revenus du voisin, elle pourrait castrer gratuitement le chat. Mais le voisin s'en occupera jamais. Il a d'ailleurs balancé à mon beau-père qui'il en avait rien à foutre du chat, qu'on pouvait le buter. La seule raison pour que l'assoc' fasse quelque chose c'est en cas de dénonciation de maltraitance sur le chat. Certes, il a été complètement amoché l'an passé. J'ai acheté moi-même du désinfectant pour nettoyer ses plaies ouvertes à l'arcade et à la gorge. Si j'avais su, ce jour-là, j'en aurai profité pour l'emmener à un refuge. Mais après réflexion, ça aurait changé quoi ? On aurait sauvé ce chat et le voisin en aurait pris un autre...

Je ne peux absolument rien faire pour ce chat. Les histoires de pisse continueront encore longtemps malheureusement... Nous avons regardé après une chatière électronique. Celle qui s'actionne grâce au numéro de puce d'identification du chat : 100€ (et l'on devrait pucer Iago). Ça fait cher (et chier). Oui, il en existe pour beaucoup moins cher avec le détecteur en collier mais Iago fait tellement le con dans les arbres qu'on souhaite éviter l'accident donc on oublie l'idée. Mais, faut croire que la malédiction aime s'acharner sur nous : la chatière avec détection par puce ne convient pas aux portes de garage métalliques...

Nous avons une grosse envie de tenter de capturer le chat et de l'emmener dans un refuge. Car vu qu'ils en ont absolument rien à faire de cette bête, je doute très fort qu'il soit enregistré. Ce serait la solution la plus facile. Mais je ne veux pas me rendre voleuse, kidnappeuse et responsable d'un délit (bah oui, ça reste un délit). Je tiens trop à ma conscience. Et comme dit plus haut, y a des chances pour qu'il soit remplacé, une fois de plus...

Donc au final, rien ne changera. On a juste à faire profil bas, fermer nos gueules et moi, continuer à nettoyer la pisse. Je rêve secrètement que la roue tourne pour ces connards. Quelle réjouissance ! Et je ne m'en cacherai pas.

En attendant...

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mardi 16 juin 2015
Dans la peau


Il y a quelques semaines, je vous faisais part de mon envie de plus en plus pressante de me faire tatouer. J'ai toujours voulu avoir une date très chère à mon cœur sur la peau. Puis, deux autres sont venues s'ajouter par la suite. Comme une évidence...

Bien que l'envie doit prendre le pas sur la douleur, j'ai un peu revu l'endroit où j'ai toujours souhaité me faire tatouer. Du poignet très discret où mes bracelets cachent tout, je suis passée à l'avant-bras. Si ça, c'est pas du changement ! Oui parce que niveau douleur, ça change. Un peu. Et rien que ça, ça suffit à me rassurer. Un peu.

J'ai commencé depuis quelques jours (vous l'aurez remarqué sur Instagram et Pinterest) à réfléchir à comment encrer les dates et ce, de manière originale. Et quelle typographie utiliser. J'avoue que bien que l'idée de me faire tatouer date d'il y a 17 ans, je n'ai jamais vraiment cherché à mener plus loin la réflexion pour la simple et bonne raison que je me suis mis en tête que mon envie resterait sans suite. Raté !

A force de galérer sur la façon que je voulais écrire et positionner ces dates, j'ai fini par de moins en moins aimer l'idée. Ca fait trop chiffre, pas original, puis cachées sous mes bracelets, je trouvais l'idée bête du coup (de mon propre point de vue). A force de farfouiller sur le net, l'idée de me faire tatouer quelque chose autour de ces dates a commencé à germer. Puis, j'ai toujours adoré les tatouages Mandala alors ce qui devait arriver, arriva. L'idée d'un tatouage voyant me plait de plus en plus...

A ce jour, j'ai un croquis d'un tatouage qui prendrait mon avant-bras intérieur tout en gardant le style mandala. Et surtout, il ne faut pas l'oublier, j'y ai incrusté mes dates ! C'était mon deal : pas de dates, pas de tatouage.

J'ai, en parallèle, fouillé sur le net à la recherche de tatoueurs dans les alentours. Ce fut une grosse déception dès le début. Je n'ai eu aucun coup de cœur. Aucun tatoueur ne proposait un travail qui me plaisait. Attention, je ne critique pas leur travail mais ça ne me correspond pas. J'ai trouvé beaucoup de réalisations qui faisaient "années 90", "bikers", "rock'n'roll". J'ai donc élargi mes recherches et je suis tombée sur des tatoueurs de Nancy. Des tatoueurs dont le travail est plus d'actualité. Moins de couleurs (hormis le watercolor, joli joli ♥), beaucoup de mandala, des réalisations moins grossières. Plus féminines.

Je vais profiter d'une journée sur Nancy début juillet pour franchir pour la première fois un salon de tatouages. J'en ai 2 à rencontrer pour me décider sur celui qui me mettra le plus en confiance (La peau encrée et La Gribouille). Si des personnes ont des avis à leur sujet, je suis preneuse et même sur votre expérience.

J'ai cru comprendre qu'il fallait plusieurs semaines pour se faire tatouer chez eux. Ce qui me laisse largement le temps de réfléchir à ce nouveau tatouage, le fignoler, le retravailler, l'apprivoiser etc... Sur le croquis actuel, j'ai fait en sorte que si je venais à avoir vraiment mal (oui, ça me travaille mais j'y travaille (ah ah)), je puisse avoir un tatouage fini sans avoir été complètement réalisé (coucou la fille qui s'exprime super pas bien). Pour faire simple, mon mandala peut se faire en 3 partie donc si je venais à mal supporter la douleur, je me contenterais de la plus petite qui restera très jolie.

Bref, je suis excitée de cette nouvelle étape dans ma vie. Oui, se faire tatouer reste une étape. Et pas anodine. Et plus le temps passe et plus ce projet se concrétise en moi. Puis ça m'aide à avoir moins peur de la douleur que je vais devoir affronter...

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mercredi 10 juin 2015
Toc toc toc ! Qui est là ?


C'est la cinglée qui est en moi. Car loin de moi d'être parfaite (fort heureusement), j'ai quelques petits défauts (à 95% petits). Et quelques manies voire contradictions...

Genre :
- Je compte toujours le nombre de gorgées d'eau que je bois à la bouteille (10 ou 15). Une façon de m'hydrater de manière régulière.
- Une très mauvaise habitude que je peine à me défaire : le téléphone devant la télé. Monsieur se couchant tôt, j'ai tendance à jouer à Candy Crush ou flâner sur Instagram/Pinterest. La télé devient de plus en plus une ambiance de fond. Mais j'y travaille en dévorant des séries. C'est plus intéressant que les programmes télé et du coup, je suis moins tentée par le téléphone
- Je fais toujours 3 noeuds à un sac (poubelle par exemple). Je ne suis absolument pas superstitieuse mais ça ne s'explique pas. Toujours trois.
- Je suis attirée par les mini-bocaux à épices ainsi que les verrines à apéro/dessert. J'en ai une trentaine. C'est plus fort que moi, lorsque j'en vois dans les brocantes, je les achète. Bien que les 3/4 n'ont toujours pas été utilisés.
- Je n'aime pas les gosses et pourtant, je ne rate pas un épisode de "Baby boom".
- La pâtisserie m’écœure et pourtant, j'ai regardé "Le meilleur pâtissier".
- Je déteste Noël mais j'adore me rendre aux marchés de Noël en Alsace.
- Je suis arachnophobe mais je trouve les mygales très jolies

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