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Ingrid (je ne vais pas au cinéma). Jeune trentenaire (help !). Impulsive (très). Sensible (beaucoup). Franche (malgré moi). Amoureuse des bêtes (et de son homme). Tente toujours d'apprivoiser la vie (surtout ses bons côtés).

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Version n°17 - Fouillis
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jeudi 21 mai 2015
Le connard et la saloperie


La semaine dernière, je vous racontais mes péripéties avec mon voisin de jardin (Monsieur Guirlande avec ses poubelles qu'il accroche partout dans son terrain et qui, parfois, avec de grands vents, finissent dans mon terrain). J'avais terminé mon article par "Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que j'en ai pas fini avec lui". J'aurais dû parier car malheureusement, j'avais raison. Lundi, il y a eu un énorme clash entre lui et nous.

Je suis encore sous le coup de la colère mais il me faut mettre par écrit ce que j'ai vécu. Oh, rien de grave. Il n'y a pas eu de bleus ni de sang mais je suis tellement choquée par la bêtise humaine. Quoique là, on est arrivé au stade de la méchanceté...

Ce connard de voisin (oui, je l'ai carrément insulté de connard. Car il le mérite. Car il a beau avoir 80 ballais, il va bien. Il marche très bien, parle très bien (même de trop et surtout, de travers). Ce n'est pas un vieil homme malade, aux capacités physiques et mentales réduites. Donc oui, il est devenu un connard à nos yeux).

Je disais donc, ce connard de voisin nous a provoqué et il arrive à un moment (4 ans quand même !) où notre patience sature... Depuis le jour où je suis descendue le voir pour ses poubelles dans notre jardin et ses merdes accrochées à notre clôture qui la déformaient, il ne m'a plus jamais adressé la parole. Il s'est excusé le lendemain auprès de Fred mais moi, il baisse la tête ou fait comme s'il ne me voyait pas (et entre nous, tant mieux).

Depuis, il se faufile en vitesse dans sa cabane (lorsqu'il ne le fait pas à 4 pattes, ridicule) et il se penche pour nous épier. Tu le sais, tu le sens lorsqu'on te regarde. Ça ne s'explique pas. Je ne sais pas l'expliquer d'ailleurs. Une sensation étrange de ne pas être tranquille. Et, tu lèves les yeux puis tu aperçois des cheveux blancs qui dépassent de l'ouverture de la cabane qui disparaissent quelques secondes après. Ça va une fois. Deux fois. A la troisième fois, ça commence à t'énerver. Puis à la quatrième fois, tu dis Stop ! Car déjà, ça ne se fait pas (il a commencé l'année dernière, preuve que notre patience est grande). Tu ne peux pas bêcher tranquillement sans qu'on t'espionne. C'est chiant à force. Vraiment.

Moi, j'étais accroupie, entrain de nettoyer mes menthes, à dix mille lieues d'imaginer ce qu'il se passait. J'entends Fred dire "Vous en avez pas marre de nous épier ?!". Je me suis retournée, j'ai compris à qui il parlait. On continue ce que nous étions entrain de faire (Fred bêchait notre serre à tomates et moi, toujours dans mes menthes à l'autre bout du jardin) jusqu'à ce que Fred hausse cette fois-ci le ton "Arrêtez de nous espionner, ça ne se fait pas. Si vous avez quelque chose à dire, venez me voir. Ça va 5 minutes les conneries. C'est pas croyable d'avoir un gamin pareil !".

Personnellement, j'en pensais pas moins mais Fred étant assez grand pour gérer seul ce conflit, je restais tranquille dans mon coin de menthes jusqu'à ce que j'entende "Elle n'est pas polie" (il était entrain de partir car il n'a pas apprécié que Fred le grille et lui dise d'arrêter de guetter).

Et là, ça a clashé. Direct. Mes proches me reconnaissent bien là. Ingrid l'impulsive dans toute sa splendeur...

On peut dire ce que l'on veut de moi mais CERTAINEMENT PAS que je suis malpolie et irrespectueuse. J'ai beau avoir eu un père très discret, silencieux et une mère qui m'a fait subir son désamour mais ils m'ont tout de même appris de jolies valeurs que j'applique depuis mon plus jeune âge : la politesse et le respect.

Déjà que je ne supporte plus ce vieux mais si en plus il me traite d'impolie, je ne pouvais pas rester dans mes menthes sans rien dire. Je me suis levée et il a été surpris de me voir (bah oui, tellement con qu'il avait zappé ma présence). En fait, la phrase complète qu'il a dit, c'est "Tu diras à ta Dulcinée que c'est une impolie de ne pas dire bonjour" (rien à voir avec Fred qui lui a demandé d'arrêter de nous guetter mais c'est tout à fait son truc : quand il ne sait plus quoi dire, il change de sujet. Et comme je suis sa bête noire...).

On va donc remettre les choses dans l'ordre. Cela fait deux semaines (jour où il m'a traitée de mauvaise et chipoteuse) qu'il ne me dit plus bonjour et m'évite. Hier, je discutais avec un ami jardinier. Le vieux arrive et passe devant nous. A moins d'être vraiment très conne et de n'avoir rien compris à la vie : c'est la personne qui arrive qui salue, non ?! Genre, vous entrez dans un restaurant, ce n'est pas ceux qui ont la bouche pleine qui doivent vous saluer mais vous.

Hein ?

[...]

On est d'accord.

Donc le "C'est une  malpolie" ne m'a pas plus du tout. Je lui ai demandé quand est-ce que je lui ai manqué de politesse et de respect. Que ce n'est pas parce que j'ai un fort caractère qu'il faut m'accuser d'irrespectueuse et d'impolie. Et bien entendu, il rigolait. Oui, tu l'engueules, il rigole. Il adore ça. Et ça m'énerve au plus haut point. Il m'a alors insultée de saloperie. Je lui ai naturellement répondu que c'était un connard.

RHAAAN ! Ingrid a insulté un vieux monsieur de connard. Eh oui ! Et je l'assume et je ne le regrette pas. Et je le répète pour la énième fois : le respect envers les anciens, ça va 5 minutes cette connerie.

Quatre ans qu'on a le jardin et quatre ans qu'il nous fait chier ! Quatre ans où l'on prie d'être en juin pour qu'il se casse 5/6 semaines en Corse (merci à la grève de l'année dernière qui nous a permis de respirer une semaine supplémentaire). Quatre ans qu'il nous tient la grappe pour baver sur les gens. Quatre ans qu'on s'en fout mais qu'il ne comprend pas. Quatre ans qu'on veut profiter de notre jardin. Fred y a mis ses économies, à défaut d'avoir des CDI et se payer une baraque. Quatre ans qu'on veut faire de ce jardin un endroit où l'on se déconnecte du quotidien, où l'on oublie nos soucis, où l'on se découvre une passion pour le potager, où l'on prend plaisir à faire de ce terrain, un endroit, joli, convivial et dont on est fiers.

Fred m'a dit de me calmer. Me calmer ?! Laisser tomber ?! Ça fait quatre ans qu'on le fait. Et ça nous mène à quoi ? Plus le temps passe et plus ce connard nous fait chier ! Il nous épie sans cesse, il nous gueule dessus, il monte des gens contre nous, il nous bave sur des personnes que l'on connait +/- en nous déballant leur vie intime, privée, médicale etc... Pourquoi se taire, sérieux ?! Parce qu'il est vieux ?! Mais vieux de quoi hormis l'âge ?! T'inquiète que pour nous gueuler dessus, il a toute sa tête !

Pour la seconde fois, je m'en suis voulue de ne pas avoir pensé à activer le dictaphone. Chose réparée : j'ai carrément mis l'appli en évidence et j'ai activé Siri pour qu'il l'active à ma demande. Je me suis donc fait insulter de saloperie, que j'étais une emmerdeuse, que j'avais raconté partout qu'il me prenait en photo alors que ce n'était pas vrai. Putain vieux, cette histoire-là date d'il y a deux ans, passe à autre chose ! Et oui, j'étais bien sur la photo, on m'identifie quand même. Tu me l'as donné cette photo et tu ne t'en souviens plus. Car pour quelqu'un qui se défend qu'il prenait SON jardin, faudra m'expliquer pourquoi hormis ta pauvre rose trémière, tout le reste est notre terrain, notre cabane. Et moi. Par contre, non désolée, je ne suis pas allée raconter à tout le monde que tu m'as prise en photo vois-tu. Je ne suis pas comme toi. Parce que, et je le dis et l'assume : je n'ai pas de potes. Je parle de jardin avec deux trois connaissances du village et ça s'arrête là. Je ne vois pas l'utilité de leur raconter cette histoire ni même quel intérêt elles y trouveraient.

Fred s'est énervé également. Pendant que l'autre continuait à rire. Qu'est-ce que ça peut m'insupporter lorsque l'autre en face de toi se fout ouvertement de ta gueule. Tu lui parles, il se fend la poire... S'il savait la chance qu'il a de faire le double de l'âge de Fred, car le connaissant, le coup de poing serait parti. Parce que là, c'est allé trop loin.

Car en plus d'être vieux, il est con. Fred a prêché le faux pour avoir le vrai. Et le dictaphone m'aurait sauvée (pas pour faire écouter l'enregistrement à droite et à gauche mais avoir une preuve de ce que l'on vit, la garder juste pour moi, ça rassure et fait du bien). Car le vieux a avoué qu'il parlait de moi dans le village et que j'étais très mal vue. Franchement, ça ne m'étonne même pas (qu'il gueule sur moi) mais honnêtement, je le vis mal quand même. Car bon, j'ai 33 ans, sans boulot, sans maison. Je n'arrive pas à me dire que je ne suis pas une merde, que je suis une personne bien, je ne veux de mal à personne, que ce jardin est un endroit à oxygène etc... Mais que l'on me gueule dessus alors que je n'en donne pas les occasions, ça m'énerve. Beaucoup...

"Ah je vais en dire des choses sur toi". Je lui ai répondu qu'il n'avait pas intérêt à raconter des conneries car la diffamation est punissable. Il a rigolé, toujours, en répondant "Je sais que tu es déjà allée à la gendarmerie".

Merde alors. Je suis déjà allée à la gendarmerie ?! Tiens, il me l'apprend...

Fred l'a remis en place, l'a menacé qu'il devait cesser de m'insulter et surtout, que s'il apprend qu'il me gueule dessus, ça irait mal. Le vieux lui a répondu "Oh mais je n'ai rien à dire sur toi, pas comme sur l'autre".

On est curieux de savoir ce qu'il raconte sur moi justement. Moins je vois de monde et mieux je me porte. Je suis la première à en avoir rien à foutre du cul des autres. Non pas que je sois sauvage mais je ne suis pas du tout commère. Je n'y trouve aucun plaisir. Je suis désolée si ce n'est pas mon truc. Et puis, soyons francs, tout le monde doit balayer devant sa porte avant de s'occuper du voisin. C'est ce que je fais depuis toujours...

Il s'est cassé, toujours avec son grand sourire rempli de dents chromés. Moi, j'ai fait une crise de larmes, tellement énervée et tremblante de ce clash. Je n'aime pas être comme ça. Surtout lorsqu'on m'y pousse.

Ce vieux est un emmerdeur de première. On nous avait prévenu ! Mais nous avons tenu à la jouer "On fait notre propre opinion". On est bien cons. On aurait dû se fier aux racontards, pour une fois. Car ils n'avaient pas torts. Maintenant, on le paye...

Le lendemain, mardi, il pleuvait donc nous n'avons pas pu nous rendre au jardin. Mais Fred a la ferme attention de leur prendre entre quatre yeux et lui faire rappeler qu'il a intérêt à arrêter ses conneries, que s'il m'attaque, il attaque Fred également... On ne voit pas l'intérêt de relater cette histoire dans le village. Nous ne sommes pas comme lui. Et puis, de toute façon, ça mènerait à quoi ? Les gens vont nous sortir "Il est vieux, il perd la tête, laisse tomber, ignore-le". L'ignorer, ça fait des mois voire années qu'on le fait justement !  Et ça ne règle rien. Il trouve toujours à baver sur nous (surtout moi) alors que l'on fait notre vie sans se soucier de lui. On se demande même si la personne qui nous a pris en grippe, n'a pas été monté contre nous par ce vieux con !

Bref, cette histoire m'a épuisé moralement. Nous sommes dans la période où nous devons être les plus actifs au jardin et je n'y ai presque pas mis les pieds depuis ce clash. Je n'en ai pas envie. Pour le moment. Oui, c'est lui donner raison mais de voir sa gueule m'énerve. Et je n'ai pas envie de m'en rendre encore plus malade. Je sais que beaucoup ne l'aiment pas. Je sais que certains m'apprécient. Mais ça change quoi finalement ? Ça reste le connard de voisin de jardin qui nous pourrit la vie...

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mercredi 20 mai 2015
[11] Concentré de conneries


216.
Je me suis rayé le genou (on dit "égratigné" hein)
217. Il m'a rayé la main (ou griffé)
218. A l'époque-là, elle était plus jeune que lui (et aujourd'hui, elle l'a dépassé. Dur...)
219. Il me regarde avec des gros petits yeux (faut savoir hein)
220. Faut que je mette mes lunettes. C'est écrit en italien (merci pour le fou rire Beau-Papa)
221. "T'aimes pas le cul" (en parlant de la bûche de Noël en forme de bouteille de champagne)
222. Tu fais chier, c'est chiant (désolée)
223. Il est mort mortellement (entendu à la télé)
224. J'veux mourir du premier coup (c'est mieux)
225. La galette est dans la fève (sacrée fève)
226. Le Canada se trouve au Québec (c'est un peu l'inverse, non ?)
227. Tu peux te casser en dégageant ? (ok ok)
228. Je ne parle pas un mot d'Angleterre (ni de France apparemment)
229. Y avait une buse sur le toit (couchée sur le dos, tu veux dire ?)
230. Il fait beau parce qu'il fait beau (entendu dans la rue)
231. Il fait la vaisselle (traduction : Iago fait sa toilette)
232. On va à Déclathon ? (ma langue a fourché)
233. Une poubelle qui fait les poubelles parce que ça ne fleurit pas (les monologues de Monsieur durant son sommeil)
234. Des conserves de fruits en boîte (vive le suremballage)
235. "T'as du mal à parler", "je n'aime pas les dahlias" (j'ai toujours pas compris le rapport à cette réponse)

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dimanche 17 mai 2015
900m² supplémentaires



Je me rends compte que je parle souvent du second terrain que nous avons acquis l'automne dernier mais je n'ai jamais fait les présentations. J'attendais que tout soit bien fleuri en vue de faire des photos pour illustrer cet article. Mais vu les grosses pluies que l'on a eu ces dernières semaines, pas mal de fleurs l'ont mal vécu. Fort heureusement, les archives me sauvent pour alimenter cet article.

Nous sommes déjà propriétaires de deux terrains (celui de Papa et l'autre de la commune) que nous avons clôturé en un seul. Il fait 620m². Nous cultivons seulement sur 80m². Le reste étant du verger et du loisir. Et de l'autre côté de la ruelle se trouve le second terrain, celui d'un ami (collègue de mon père et père d'un ami d'enfance de Fred). Bref, nous nous connaissons depuis de très nombreuses années et depuis que nous sommes voisins de jardin, ça nous a rapproché.

Cet ami a hérité ce jardin de son père, décédé. Bichonné au taquet, il a une valeur sentimentale inestimable. Il était le plus beau de tous les jardins jusqu'à ce qu'on le détrône (ah ah). L'été dernier, il a déménagé. Et il était hors de question qu'il se sépare de son jardin. Mais faire le trajet quotidiennement juste pour arroser, ça serait ingérable. C'est alors qu'il nous a proposé de récupérer son terrain.

On a mis 2 jours pour nous décider. De la folie pure car ce n'était vraiment pas raisonnable mais l'occasion était si belle... Nous voilà donc avec 900m² de terrain supplémentaires. L'accord étant qu'il a gardé un double des clés car nous ne voulons pas le priver de ce bien sentimental qui lui est cher. Il vient donc à sa guise (rarement) et il m'arrive encore de l'appeler pour savoir si je peux faire telle ou telle chose.

C'est quelque peu bizarre de s'approprier un terrain qui marque tant la personne. Car on n'ose pas le modifier, par respect. Pourtant, j'ai carte blanche vu que j'en suis propriétaire (bon, sur le papier, c'est Fred mais c'est tout comme) mais je ne me vois pas effacer les traces d'un père qui y a mis tout son temps libre dans ce terrain. D'autant plus que son fils s'en sépare par manque de temps mais ravi que ce soit nous qui le récupérions.

J'ai quand même fait pas mal de petits changements. Je continue l'allée de pierres plates. Je désherbe. Je sème des fleurs. Le carré de potager accueillera des légumes qui traînent longtemps en terre et qui demandent peu de travail (courges, poireaux, oignons (les pommes de terre sont chez mes beaux-parents car il n'y a aucun doryphore)). Je me retrouve avec une culture d'asperges (rien à voir avec celles en verrine !) et un pied de rhubarbe qui donne à foison.

J'ai taillé au pied, ce noisetier tortueux qui est si magnifique en hiver mais si triste une fois feuillu. Et j'ai récupéré des fleurs qui ont poussé en dehors de leur endroit, dans mon jardin (lupin, corbeille d'argent, delphinium, muguet, cognassier rouge, iriséphémère de Virginiegéranium sauvage, lys, sedum spectabile). Et j'ai des boutures de lilas et de clématite à faire prochainement. On ne touche pas aux arbres fruitiers (bien que ça ne soit pas notre délire) afin que notre ami puisse profiter de son ex-terrain.

Seul regret ? Que nos jardins soient séparés par le chemin communal. Un pont ou un tunnel ne sont, bien entendus, pas envisageables mais l'idée était quelque peu trop chouette à imaginer :p

Heureusement que le temps libre nous permet de nous occuper de tant de mètres carrés. Il nous aurait été impossible si nous travaillions tous les deux (ou tout du moins, Fred à temps plein, lui qui est le bricoleur de nous deux et donc, le plus important).

J'ai déjà en projet de construire un 3ème abri à insectes (faut déjà que je termine celui que j'offre à la commune et je me demande si le beauf ne passera pas commande, d'autant plus que je dois également agrandir celui de mes beaux-parents). Rafistoler les nichoirs et mangeoires qui ont pas mal de vécu. Me voilà également en quête d'informations sur la taille des arbres fruitiers (j'y connais rien du tout !) et également sur les fleurs dont les différentes variétés doivent avoisiner la vingtaine (oui, ça fait beaucoup à connaitre pour une petit nombre). J'ai appris récemment que ce magnifique petite arbuste violet est un rhododendron nain. En tout cas, il est devenu vite moche dès les premières pluies... Je ne sais toujours pas quelle est cette fleur bizarre que j'ai découvert. J'ai des cocottes à récupérer pour les abris à insectes et une troche de coeurs de Marie à récupérer. Sans oublier les lilas que nous allons essayer de greffer en plus des boutures.

Et on a une cabane ! Elle servira surtout d'entrepôt afin que la nôtre devienne une vraie cabane de loisirs et de pique-nique. Pouvoir nous asseoir sur le canapé sans avoir pour voisin, la tronçonneuse.

Bref, on s'y sent bien. C'est notre second petit paradis. A défaut de mettre l'argent dans une maison ou des vacances dans le Sud, on a préféré le mettre dans ce terrain et on ne le regrette absolument pas. Merci Christian ! Et Fuck à ceux (surtout lui) qui sont jaloux et nous le font bien payer...

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jeudi 21 mai 2015
Le connard et la saloperie


La semaine dernière, je vous racontais mes péripéties avec mon voisin de jardin (Monsieur Guirlande avec ses poubelles qu'il accroche partout dans son terrain et qui, parfois, avec de grands vents, finissent dans mon terrain). J'avais terminé mon article par "Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit que j'en ai pas fini avec lui". J'aurais dû parier car malheureusement, j'avais raison. Lundi, il y a eu un énorme clash entre lui et nous.

Je suis encore sous le coup de la colère mais il me faut mettre par écrit ce que j'ai vécu. Oh, rien de grave. Il n'y a pas eu de bleus ni de sang mais je suis tellement choquée par la bêtise humaine. Quoique là, on est arrivé au stade de la méchanceté...

Ce connard de voisin (oui, je l'ai carrément insulté de connard. Car il le mérite. Car il a beau avoir 80 ballais, il va bien. Il marche très bien, parle très bien (même de trop et surtout, de travers). Ce n'est pas un vieil homme malade, aux capacités physiques et mentales réduites. Donc oui, il est devenu un connard à nos yeux).

Je disais donc, ce connard de voisin nous a provoqué et il arrive à un moment (4 ans quand même !) où notre patience sature... Depuis le jour où je suis descendue le voir pour ses poubelles dans notre jardin et ses merdes accrochées à notre clôture qui la déformaient, il ne m'a plus jamais adressé la parole. Il s'est excusé le lendemain auprès de Fred mais moi, il baisse la tête ou fait comme s'il ne me voyait pas (et entre nous, tant mieux).

Depuis, il se faufile en vitesse dans sa cabane (lorsqu'il ne le fait pas à 4 pattes, ridicule) et il se penche pour nous épier. Tu le sais, tu le sens lorsqu'on te regarde. Ça ne s'explique pas. Je ne sais pas l'expliquer d'ailleurs. Une sensation étrange de ne pas être tranquille. Et, tu lèves les yeux puis tu aperçois des cheveux blancs qui dépassent de l'ouverture de la cabane qui disparaissent quelques secondes après. Ça va une fois. Deux fois. A la troisième fois, ça commence à t'énerver. Puis à la quatrième fois, tu dis Stop ! Car déjà, ça ne se fait pas (il a commencé l'année dernière, preuve que notre patience est grande). Tu ne peux pas bêcher tranquillement sans qu'on t'espionne. C'est chiant à force. Vraiment.

Moi, j'étais accroupie, entrain de nettoyer mes menthes, à dix mille lieues d'imaginer ce qu'il se passait. J'entends Fred dire "Vous en avez pas marre de nous épier ?!". Je me suis retournée, j'ai compris à qui il parlait. On continue ce que nous étions entrain de faire (Fred bêchait notre serre à tomates et moi, toujours dans mes menthes à l'autre bout du jardin) jusqu'à ce que Fred hausse cette fois-ci le ton "Arrêtez de nous espionner, ça ne se fait pas. Si vous avez quelque chose à dire, venez me voir. Ça va 5 minutes les conneries. C'est pas croyable d'avoir un gamin pareil !".

Personnellement, j'en pensais pas moins mais Fred étant assez grand pour gérer seul ce conflit, je restais tranquille dans mon coin de menthes jusqu'à ce que j'entende "Elle n'est pas polie" (il était entrain de partir car il n'a pas apprécié que Fred le grille et lui dise d'arrêter de guetter).

Et là, ça a clashé. Direct. Mes proches me reconnaissent bien là. Ingrid l'impulsive dans toute sa splendeur...

On peut dire ce que l'on veut de moi mais CERTAINEMENT PAS que je suis malpolie et irrespectueuse. J'ai beau avoir eu un père très discret, silencieux et une mère qui m'a fait subir son désamour mais ils m'ont tout de même appris de jolies valeurs que j'applique depuis mon plus jeune âge : la politesse et le respect.

Déjà que je ne supporte plus ce vieux mais si en plus il me traite d'impolie, je ne pouvais pas rester dans mes menthes sans rien dire. Je me suis levée et il a été surpris de me voir (bah oui, tellement con qu'il avait zappé ma présence). En fait, la phrase complète qu'il a dit, c'est "Tu diras à ta Dulcinée que c'est une impolie de ne pas dire bonjour" (rien à voir avec Fred qui lui a demandé d'arrêter de nous guetter mais c'est tout à fait son truc : quand il ne sait plus quoi dire, il change de sujet. Et comme je suis sa bête noire...).

On va donc remettre les choses dans l'ordre. Cela fait deux semaines (jour où il m'a traitée de mauvaise et chipoteuse) qu'il ne me dit plus bonjour et m'évite. Hier, je discutais avec un ami jardinier. Le vieux arrive et passe devant nous. A moins d'être vraiment très conne et de n'avoir rien compris à la vie : c'est la personne qui arrive qui salue, non ?! Genre, vous entrez dans un restaurant, ce n'est pas ceux qui ont la bouche pleine qui doivent vous saluer mais vous.

Hein ?

[...]

On est d'accord.

Donc le "C'est une  malpolie" ne m'a pas plus du tout. Je lui ai demandé quand est-ce que je lui ai manqué de politesse et de respect. Que ce n'est pas parce que j'ai un fort caractère qu'il faut m'accuser d'irrespectueuse et d'impolie. Et bien entendu, il rigolait. Oui, tu l'engueules, il rigole. Il adore ça. Et ça m'énerve au plus haut point. Il m'a alors insultée de saloperie. Je lui ai naturellement répondu que c'était un connard.

RHAAAN ! Ingrid a insulté un vieux monsieur de connard. Eh oui ! Et je l'assume et je ne le regrette pas. Et je le répète pour la énième fois : le respect envers les anciens, ça va 5 minutes cette connerie.

Quatre ans qu'on a le jardin et quatre ans qu'il nous fait chier ! Quatre ans où l'on prie d'être en juin pour qu'il se casse 5/6 semaines en Corse (merci à la grève de l'année dernière qui nous a permis de respirer une semaine supplémentaire). Quatre ans qu'il nous tient la grappe pour baver sur les gens. Quatre ans qu'on s'en fout mais qu'il ne comprend pas. Quatre ans qu'on veut profiter de notre jardin. Fred y a mis ses économies, à défaut d'avoir des CDI et se payer une baraque. Quatre ans qu'on veut faire de ce jardin un endroit où l'on se déconnecte du quotidien, où l'on oublie nos soucis, où l'on se découvre une passion pour le potager, où l'on prend plaisir à faire de ce terrain, un endroit, joli, convivial et dont on est fiers.

Fred m'a dit de me calmer. Me calmer ?! Laisser tomber ?! Ça fait quatre ans qu'on le fait. Et ça nous mène à quoi ? Plus le temps passe et plus ce connard nous fait chier ! Il nous épie sans cesse, il nous gueule dessus, il monte des gens contre nous, il nous bave sur des personnes que l'on connait +/- en nous déballant leur vie intime, privée, médicale etc... Pourquoi se taire, sérieux ?! Parce qu'il est vieux ?! Mais vieux de quoi hormis l'âge ?! T'inquiète que pour nous gueuler dessus, il a toute sa tête !

Pour la seconde fois, je m'en suis voulue de ne pas avoir pensé à activer le dictaphone. Chose réparée : j'ai carrément mis l'appli en évidence et j'ai activé Siri pour qu'il l'active à ma demande. Je me suis donc fait insulter de saloperie, que j'étais une emmerdeuse, que j'avais raconté partout qu'il me prenait en photo alors que ce n'était pas vrai. Putain vieux, cette histoire-là date d'il y a deux ans, passe à autre chose ! Et oui, j'étais bien sur la photo, on m'identifie quand même. Tu me l'as donné cette photo et tu ne t'en souviens plus. Car pour quelqu'un qui se défend qu'il prenait SON jardin, faudra m'expliquer pourquoi hormis ta pauvre rose trémière, tout le reste est notre terrain, notre cabane. Et moi. Par contre, non désolée, je ne suis pas allée raconter à tout le monde que tu m'as prise en photo vois-tu. Je ne suis pas comme toi. Parce que, et je le dis et l'assume : je n'ai pas de potes. Je parle de jardin avec deux trois connaissances du village et ça s'arrête là. Je ne vois pas l'utilité de leur raconter cette histoire ni même quel intérêt elles y trouveraient.

Fred s'est énervé également. Pendant que l'autre continuait à rire. Qu'est-ce que ça peut m'insupporter lorsque l'autre en face de toi se fout ouvertement de ta gueule. Tu lui parles, il se fend la poire... S'il savait la chance qu'il a de faire le double de l'âge de Fred, car le connaissant, le coup de poing serait parti. Parce que là, c'est allé trop loin.

Car en plus d'être vieux, il est con. Fred a prêché le faux pour avoir le vrai. Et le dictaphone m'aurait sauvée (pas pour faire écouter l'enregistrement à droite et à gauche mais avoir une preuve de ce que l'on vit, la garder juste pour moi, ça rassure et fait du bien). Car le vieux a avoué qu'il parlait de moi dans le village et que j'étais très mal vue. Franchement, ça ne m'étonne même pas (qu'il gueule sur moi) mais honnêtement, je le vis mal quand même. Car bon, j'ai 33 ans, sans boulot, sans maison. Je n'arrive pas à me dire que je ne suis pas une merde, que je suis une personne bien, je ne veux de mal à personne, que ce jardin est un endroit à oxygène etc... Mais que l'on me gueule dessus alors que je n'en donne pas les occasions, ça m'énerve. Beaucoup...

"Ah je vais en dire des choses sur toi". Je lui ai répondu qu'il n'avait pas intérêt à raconter des conneries car la diffamation est punissable. Il a rigolé, toujours, en répondant "Je sais que tu es déjà allée à la gendarmerie".

Merde alors. Je suis déjà allée à la gendarmerie ?! Tiens, il me l'apprend...

Fred l'a remis en place, l'a menacé qu'il devait cesser de m'insulter et surtout, que s'il apprend qu'il me gueule dessus, ça irait mal. Le vieux lui a répondu "Oh mais je n'ai rien à dire sur toi, pas comme sur l'autre".

On est curieux de savoir ce qu'il raconte sur moi justement. Moins je vois de monde et mieux je me porte. Je suis la première à en avoir rien à foutre du cul des autres. Non pas que je sois sauvage mais je ne suis pas du tout commère. Je n'y trouve aucun plaisir. Je suis désolée si ce n'est pas mon truc. Et puis, soyons francs, tout le monde doit balayer devant sa porte avant de s'occuper du voisin. C'est ce que je fais depuis toujours...

Il s'est cassé, toujours avec son grand sourire rempli de dents chromés. Moi, j'ai fait une crise de larmes, tellement énervée et tremblante de ce clash. Je n'aime pas être comme ça. Surtout lorsqu'on m'y pousse.

Ce vieux est un emmerdeur de première. On nous avait prévenu ! Mais nous avons tenu à la jouer "On fait notre propre opinion". On est bien cons. On aurait dû se fier aux racontards, pour une fois. Car ils n'avaient pas torts. Maintenant, on le paye...

Le lendemain, mardi, il pleuvait donc nous n'avons pas pu nous rendre au jardin. Mais Fred a la ferme attention de leur prendre entre quatre yeux et lui faire rappeler qu'il a intérêt à arrêter ses conneries, que s'il m'attaque, il attaque Fred également... On ne voit pas l'intérêt de relater cette histoire dans le village. Nous ne sommes pas comme lui. Et puis, de toute façon, ça mènerait à quoi ? Les gens vont nous sortir "Il est vieux, il perd la tête, laisse tomber, ignore-le". L'ignorer, ça fait des mois voire années qu'on le fait justement !  Et ça ne règle rien. Il trouve toujours à baver sur nous (surtout moi) alors que l'on fait notre vie sans se soucier de lui. On se demande même si la personne qui nous a pris en grippe, n'a pas été monté contre nous par ce vieux con !

Bref, cette histoire m'a épuisé moralement. Nous sommes dans la période où nous devons être les plus actifs au jardin et je n'y ai presque pas mis les pieds depuis ce clash. Je n'en ai pas envie. Pour le moment. Oui, c'est lui donner raison mais de voir sa gueule m'énerve. Et je n'ai pas envie de m'en rendre encore plus malade. Je sais que beaucoup ne l'aiment pas. Je sais que certains m'apprécient. Mais ça change quoi finalement ? Ça reste le connard de voisin de jardin qui nous pourrit la vie...

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mercredi 20 mai 2015
[11] Concentré de conneries


216.
Je me suis rayé le genou (on dit "égratigné" hein)
217. Il m'a rayé la main (ou griffé)
218. A l'époque-là, elle était plus jeune que lui (et aujourd'hui, elle l'a dépassé. Dur...)
219. Il me regarde avec des gros petits yeux (faut savoir hein)
220. Faut que je mette mes lunettes. C'est écrit en italien (merci pour le fou rire Beau-Papa)
221. "T'aimes pas le cul" (en parlant de la bûche de Noël en forme de bouteille de champagne)
222. Tu fais chier, c'est chiant (désolée)
223. Il est mort mortellement (entendu à la télé)
224. J'veux mourir du premier coup (c'est mieux)
225. La galette est dans la fève (sacrée fève)
226. Le Canada se trouve au Québec (c'est un peu l'inverse, non ?)
227. Tu peux te casser en dégageant ? (ok ok)
228. Je ne parle pas un mot d'Angleterre (ni de France apparemment)
229. Y avait une buse sur le toit (couchée sur le dos, tu veux dire ?)
230. Il fait beau parce qu'il fait beau (entendu dans la rue)
231. Il fait la vaisselle (traduction : Iago fait sa toilette)
232. On va à Déclathon ? (ma langue a fourché)
233. Une poubelle qui fait les poubelles parce que ça ne fleurit pas (les monologues de Monsieur durant son sommeil)
234. Des conserves de fruits en boîte (vive le suremballage)
235. "T'as du mal à parler", "je n'aime pas les dahlias" (j'ai toujours pas compris le rapport à cette réponse)

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dimanche 17 mai 2015
900m² supplémentaires



Je me rends compte que je parle souvent du second terrain que nous avons acquis l'automne dernier mais je n'ai jamais fait les présentations. J'attendais que tout soit bien fleuri en vue de faire des photos pour illustrer cet article. Mais vu les grosses pluies que l'on a eu ces dernières semaines, pas mal de fleurs l'ont mal vécu. Fort heureusement, les archives me sauvent pour alimenter cet article.

Nous sommes déjà propriétaires de deux terrains (celui de Papa et l'autre de la commune) que nous avons clôturé en un seul. Il fait 620m². Nous cultivons seulement sur 80m². Le reste étant du verger et du loisir. Et de l'autre côté de la ruelle se trouve le second terrain, celui d'un ami (collègue de mon père et père d'un ami d'enfance de Fred). Bref, nous nous connaissons depuis de très nombreuses années et depuis que nous sommes voisins de jardin, ça nous a rapproché.

Cet ami a hérité ce jardin de son père, décédé. Bichonné au taquet, il a une valeur sentimentale inestimable. Il était le plus beau de tous les jardins jusqu'à ce qu'on le détrône (ah ah). L'été dernier, il a déménagé. Et il était hors de question qu'il se sépare de son jardin. Mais faire le trajet quotidiennement juste pour arroser, ça serait ingérable. C'est alors qu'il nous a proposé de récupérer son terrain.

On a mis 2 jours pour nous décider. De la folie pure car ce n'était vraiment pas raisonnable mais l'occasion était si belle... Nous voilà donc avec 900m² de terrain supplémentaires. L'accord étant qu'il a gardé un double des clés car nous ne voulons pas le priver de ce bien sentimental qui lui est cher. Il vient donc à sa guise (rarement) et il m'arrive encore de l'appeler pour savoir si je peux faire telle ou telle chose.

C'est quelque peu bizarre de s'approprier un terrain qui marque tant la personne. Car on n'ose pas le modifier, par respect. Pourtant, j'ai carte blanche vu que j'en suis propriétaire (bon, sur le papier, c'est Fred mais c'est tout comme) mais je ne me vois pas effacer les traces d'un père qui y a mis tout son temps libre dans ce terrain. D'autant plus que son fils s'en sépare par manque de temps mais ravi que ce soit nous qui le récupérions.

J'ai quand même fait pas mal de petits changements. Je continue l'allée de pierres plates. Je désherbe. Je sème des fleurs. Le carré de potager accueillera des légumes qui traînent longtemps en terre et qui demandent peu de travail (courges, poireaux, oignons (les pommes de terre sont chez mes beaux-parents car il n'y a aucun doryphore)). Je me retrouve avec une culture d'asperges (rien à voir avec celles en verrine !) et un pied de rhubarbe qui donne à foison.

J'ai taillé au pied, ce noisetier tortueux qui est si magnifique en hiver mais si triste une fois feuillu. Et j'ai récupéré des fleurs qui ont poussé en dehors de leur endroit, dans mon jardin (lupin, corbeille d'argent, delphinium, muguet, cognassier rouge, iriséphémère de Virginiegéranium sauvage, lys, sedum spectabile). Et j'ai des boutures de lilas et de clématite à faire prochainement. On ne touche pas aux arbres fruitiers (bien que ça ne soit pas notre délire) afin que notre ami puisse profiter de son ex-terrain.

Seul regret ? Que nos jardins soient séparés par le chemin communal. Un pont ou un tunnel ne sont, bien entendus, pas envisageables mais l'idée était quelque peu trop chouette à imaginer :p

Heureusement que le temps libre nous permet de nous occuper de tant de mètres carrés. Il nous aurait été impossible si nous travaillions tous les deux (ou tout du moins, Fred à temps plein, lui qui est le bricoleur de nous deux et donc, le plus important).

J'ai déjà en projet de construire un 3ème abri à insectes (faut déjà que je termine celui que j'offre à la commune et je me demande si le beauf ne passera pas commande, d'autant plus que je dois également agrandir celui de mes beaux-parents). Rafistoler les nichoirs et mangeoires qui ont pas mal de vécu. Me voilà également en quête d'informations sur la taille des arbres fruitiers (j'y connais rien du tout !) et également sur les fleurs dont les différentes variétés doivent avoisiner la vingtaine (oui, ça fait beaucoup à connaitre pour une petit nombre). J'ai appris récemment que ce magnifique petite arbuste violet est un rhododendron nain. En tout cas, il est devenu vite moche dès les premières pluies... Je ne sais toujours pas quelle est cette fleur bizarre que j'ai découvert. J'ai des cocottes à récupérer pour les abris à insectes et une troche de coeurs de Marie à récupérer. Sans oublier les lilas que nous allons essayer de greffer en plus des boutures.

Et on a une cabane ! Elle servira surtout d'entrepôt afin que la nôtre devienne une vraie cabane de loisirs et de pique-nique. Pouvoir nous asseoir sur le canapé sans avoir pour voisin, la tronçonneuse.

Bref, on s'y sent bien. C'est notre second petit paradis. A défaut de mettre l'argent dans une maison ou des vacances dans le Sud, on a préféré le mettre dans ce terrain et on ne le regrette absolument pas. Merci Christian ! Et Fuck à ceux (surtout lui) qui sont jaloux et nous le font bien payer...

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