Faire ma vie seule

"Ce n'est pas une vie de rester seule"

Cette phrase-là, on me l'a sorti alors que j'étais en couple. Il y a quelques années, j'avais pris la décision de ne plus me lier d'amitié avec quiconque. Les trahisons, les déceptions en sont les principales raisons. Je ne voulais plus souffrir. Moi, Ingrid, 24 ans à cette époque, je ne voulais plus être la bonne poire.

Je me suis dis, si c'est pour souffrir, autant choisir la raison. Si je décidais de ne plus me faire d'amis, je savais pourquoi j'étais seule. Et donc, comme c'était souhaité, je ne risquais pas d'avoir de mauvaises surprises.

Sauf que cette décision, bien que je l'assumais, n'étais pas acceptée par mes proches. Je ne devais pas être seule. Ce n'est pas une vie. Il faut que je rencontre du monde.

Ah mais du monde, j'en ai rencontré. J'en ai côtoyé mais force est de constater que je me suis vautrée. Car on a beau dire qu'avec l'âge et l'expérience, on change et on ne se fait plus avoir.

Foutaise !

A l'aube de ma 32ème année, je suis toujours naïve. Par contre, je ne pardonne plus. Après en avoir mis sous mes pieds et tenter de réparer.

Lorsque j'ai vécu mes quelques années, seule (entre couple et ensuite célibat), je n'étais pas malheureuse. Non mais franchement, je ne déconne pas. J'étais bien toute seule. Car c'était mon choix. Et je savais que je ne serais pas trahie ni déçue. Alors oui, la solitude n'a pas toujours été rose. Mais de manière générale, je le vivais bien.

Puis, le hasard de la vie a fait que j'ai commencé à rencontrer quelques personnes. Je me suis/leur ai donné une nouvelle chance. Et une fois de plus, le résultat fut là. Le même.

Je ne pense pas attirée les mauvaises personnes. Il y a juste qu'on ne s'emboîte pas aussi facilement que deux pièces de puzzle qui, à vue d'oeil, nous semblent parfaitement emboîtables (paye ta métaphore à 2 balles).

Il y a deux ans, je rencontrais une bande de potes soudée et qui a le sens des bonnes bouffes, de l'amitié, des fous rires. J'ai été acceptée d'entrée, moi la seule nana d'un groupe de célibataires endurcis. J'ai même été trop acceptée par l'un d'eux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, un an plus tard, le groupe se déchirait.

Je n'ai pas été affectée. Ca m'a fait chier pour Fred mais à aucun moment je me suis voulue de ne pas avoir écarté les jambes pour cet homme (oui oui, vous avez bien compris : la raison de la rupture amicale est que j'ai refusé de coucher avec l'un des meilleurs potes de Fred).

Bientôt deux ans se sont écoulés depuis ce clash. Deux années où j'ai repris mes habitudes de solitaire. Là encore, je l'ai bien vécu. La solitude et moi nous sommes apprivoisées au fil des années et ce n'est jamais difficile de reprendre ces habitudes. Mais force est de constater qu'au bout d'un moment, ça pèse.

J'assume aujourd'hui de dire que je n'ai pas d'amis. Mais vraiment personne ! Hormis ma Best qui vit à Paris et une poignée d'amies en Belgique, je n'ai absolument personne par ici. Personne ne me correspond à vrai dire. Ce n'est pas une excuse. Ca a toujours été ainsi. Je n'ai jamais été attirée par l'alcool, la fumette, le shopping, les sorties en boîte et les gosses.

Etre seule, ce n'est pas toujours facile. Il y a forcément des petits moments de mou mais au final, je n'en suis pas malheureuse. Comme dit plus haut, ce sont des occasions en moins de souffrir, d'être trahie etc... J'ai mis beaucoup de temps à faire confiance à Fred ainsi qu'à Prisci. Je ne dis pas qu'ils ont une chance incroyable d'être dans ma vie. Enfin si, quand même. Ils ont beaucoup de chance. Car ils sont les deux seules personnes au monde à arriver à me faire croire, encore aujourd'hui, que l'amour et l'amitié valent la peine d'être connus, surtout lorsqu'ils sont vécus de la plus merveilleuse des façons.

Problème de voisinage (même au jardin)

Je vous ai déjà parlé d'un souci rencontré avec notre voisin de jardin qui avait pris en photo notre terrain (avec nous dedans) sans même nous en demander l'autorisation. Il aurait demandé, à la rigueur, OK. Mais là, sous notre nez, et me prendre moi, sans m'en parler, j'avais vu rouge. Surtout que c'était pour montrer à ses "amis".

Parfois, je fais référence à ce voisin dans mes articles lorsque je parle de jardin. Il est une usine de pesticides à lui tout seul (HEUREUSEMENT que son terrain est en contre-bas du nôtre). Il pense faire des économies en cultivant ses propres légumes mais dépense des fortunes dans les produits. Sans oublier qu'il accroche tout et n'importe quoi pour faire fuir les chevreuils (mais pas les oiseaux) (pots de crème nivea et de baumes capillaires, emballages de salade, bandes de cassette, CDs) (vous avez le droit de rire), qu'il est totalement sans gêne en piquant des affaires dans la cabane voisine de l'homme décédé l'année dernière, qu'il y fait son feu et surtout, ô grand surtout, c'est la gazette du village. C'est le genre d'homme qui déballe la vie de tout le monde (c'en est parfois gênant, surtout lorsqu'on connait, même de vue, certaines personnes). Alors oui, sachez qu'on lui a déjà dit maintes fois que ça ne nous intéressait pas et pire, que ça ne nous regardait pas mais rien à faire...

Lorsque Fred a racheté le terrain de mes parents, ma mère l'avait prévenu que ce voisin était gentil mais lourd. Combien de fois Papa rentrait les soirs dépité car l'autre lui a tenu la jambe durant 2h et que Papa n'aura pas jardiné une seule fois. Papa était ainsi : il ne voulait pas froisser donc il prenait sur lui, quitte à ce que ça le retarde. Malgré tout, ça ne nous a pas fait peur.

Et puis, au fil des jours que l'on venait au jardin, il n'était pas encore clôturé, ce voisin devenait envahissant. Il nous tenait la grappe, à nous questionner sur tout et rien, à nous parler des autres etc... On avait beau n'y montrer aucun intérêt, ça ne l'a jamais démotivé.

Lorsque certaines personnes nous ont demandé comment se passait l'acquisition, si on était contents, on glissait parfois dans nos réponses que le voisin était gentil mais un peu envahissant. C'est ainsi qu'on a finit par entendre ici et là qu'il fallait s'en méfier. Ce voisin est très doué pour foutre la merde entres les personnes. Pour résumer, en début d'année on est les meilleurs amis du monde et à la fin de l'année, on ne peut plus se voir. On y a prêté attention à moitié car bon, il ne porte pas la méchanceté sur lui (sauf la susceptibilité lorsque j'ai exigé qu'il supprime les photos où j'apparaissais). Et puis, on veut appliquer le fameux "faut être bien avec ses voisins".

Chose que l'on a fait dès le départ et ce jusqu'à dernièrement. C'est simple, on ne peut plus le voir. On ne supporte plus qu'il nous déballe la vie des gens. Alors on se casse en haut de notre terrain. Sauf que notre jardin est en bas, accolé au sien. On ne pouvait plus voir son terrain qui est une vraie déchetterie. Souvent les gens pensaient que c'était la continuité du nôtre, bien qu'il soit clôturé aujourd'hui. Ca nous vexait qu'on puisse penser que notre jardin propre et soigné soit mélangé avec un dépotoir. Face à notre détresse (j'exagère), ma mère nous a offert des brise-vue. Dommage qu'on ait pas pu en installer d'une hauteur d'1m50 mais déjà là, on voit nettement la délimitation et le voisin, étant en contre-bas, a bien moins de facilité à nous voir (et venir à nous). Fort heureusement, il ne l'a pas mal pris lorsqu'on lui a répondu l'excuse à deux balles : le vent casse nos jeunes plants de lauriers.

Mais ce n'est pas tout. Il y a eu la goutte d'eau qui a fait déborder le vase la semaine dernière. Ou plutôt, le feu de trop. Alors oui, de novembre à avril (je ne me souviens plus exactement des dates), nous avons le droit de faire du feu. Sauf que lui, tout au long de l'année, il brûle... ses poubelles !

Oui, Messieurs Dames, vous avez bien lu : notre cher voisin fait des feux de poubelles. Ca peut aller du jerricane en passant par des bâches, des pots de fleurs en plastique. Bref, tout ce qui brûle (sauf ce qui est naturel (comme le bois, des branches) sinon ce n'est pas drôle). Ah puis il allume ses feux avec de l'essence...

Ca fait un an qu'on subit ça. L'année dernière, on est venu un soir d'été caniculaire (mais si en juillet, on avoisinait les 35°), on a remarqué de la fumée dans un tas de grandes herbes sèches. Ah bah oui, en plus de brûler ses merdes, autant les brûler dans le jardin du voisin (il ne peut plus le faire dans celui de Papa vu qu'on l'a racheté). Bref, il est sans-gêne (et n'a pas conscience des risques de laisser un feu sans surveillance dans de la broussaille).

On nous avait prévenu qu'il ne fallait pas se le mettre à dos mais on n'en peut plus. Il peut faire la gueule (on ne demande pas mieux), qu'il nous gueule dessus (on s'en fout, si ce n'est pas déjà fait) mais respirer des fumées noires hautement toxiques, non franchement, on n'y arrive plus.

Vendredi dernier, j'avais mon visage caché sous mon pull, en haut du terrain. Quant à Fred, il en pleurait et se retenait de vomir (il est très sensible de la vue et de l'odorat). Ni une ni deux, il est allé le voir et lui a gentiment fait rappeler qu'il y avait une déchetterie.

Ah oui, précisions hautement importantes : ce voisin a une voiture avec un gros coffre, de bonnes jambes et habite à 3km de la déchetterie qui est un accès gratuit (mais inclue tout de même dans les impôts). Bref, cet homme n'a aucune excuse ! Il a juste la flemme de se rendre là-bas et comme il ne veut pas payer les poubelles (oui, ici, on les paye à la levée et au poids), eh bien il les brûle (sur une zone touristique et classée naturelle, soit dit en passant).

Bref, ce voisin ne s'est pas démonté puisqu'il a répondu "je fais du feu le matin car vous venez que les après-midi". En gros, on a accès à notre terrain à mi-temps. La bonne blague !

Coïncidence, quelques jours plus tard, nous avons reçu dans les boîtes aux lettres un petit mémo communal dont une page qui parle des horaires de la déchetterie, que les feux sont interdits et punissables. J'en ai fait une photocopie (bien que le voisin l'ait également reçu mais ça n'a jamais rien changé et je pense malheureusement que ça ne changera rien). Ainsi au prochain feu, je lui fous le papier sous le nez exigeant qu'il l'éteigne immédiatement. Sans quoi, je ferais intervenir la gendarmerie (la mairie ne pouvant rien faire puisque c'est du domaine privé mais Fred en a touché quelques mots à l'adjoint et à son chef) (toutes les personnes à qui on en a parlé, trouve le comportement de l'ancien inadmissible).

Tout ça pour dire que les problèmes de voisinages existent partout. Même dans des jardins qui se veulent être des endroits de détente, d'échanges et de passion. C'est malheureux d'en arriver à un tel stade mais le respect des anciens, ça va 5 minutes. Nous avons tout autant le droit d'être respecté. J'espère secrètement qu'il aura compris qu'on refuse dorénavant qu'il fasse ce genre de feux (pire lorsqu'on est présents). Ca nous embête profondément de faire des histoires mais on essaye de se convaincre qu'on ne fait rien de mal, nous.

On nous avait dit qu'il se donnait tous les droits. Mais celui-là, on compte bien le lui retirer, même s'il nous pousse à faire le 17.
 
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