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Ingrid (je ne vais pas au cinéma). Jeune trentenaire (help !). Impulsive (très). Sensible (beaucoup). Franche (malgré moi). Amoureuse des bêtes (et de son homme). Tente toujours d'apprivoiser la vie (surtout ses bons côtés).

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Ce blog est à usage non commercial. Les textes appartiennent à son auteure. Quant aux photos, elles viennent, pour la plupart, du site We ♥ it.

Version n°16 avec Michelle Trachtenberg
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avril 26, 2009
Histoire de famille

Le moment que je redoutais depuis tant d'années est arrivé... J'ai croisé ma Grand-Mère paternelle que je ne fréquente plus depuis bientôt 11 ans maintenant (sachant que nous habitons la même petite ville)... Mamie (car je continuerai toujours à l'appeler ainsi même si la valeur est nulle) est une personne qui a énormément compté dans ma vie d'enfant. Elle fut ma nounou puis c'est chez elle que j'allais passer mes mercredi et mes vacances scolaires. Nous étions très proches. On allait faire la petite balade de l'après-midi, on jouait aux petits chevaux, au nain jaune, aux dames. Je me souviens encore des petits plats qu'elle préparait... J'étais la première à lui souhaiter ses fêtes et son anniversaire toujours accompagnés d'un bouquet de fleurs (certes payé par les parents). J'étais sa chouchoute de ses 4 petits enfants. J'étais la seule qui tenait à elle et vice versa.
Mais voilà, quand l'enfant innocente grandit, elle prend connaissance de certaines choses. Par exemple : ma mère n'a jamais été acceptée dans la famille car c'est une fille de divorcés et ce n'est pas dans la Bible (oui riez, je vous l'autorise). Ou bien encore, les nombreux repas de famille. Vous savez ceux qui réunissent tout le monde, dans la convivialité, l'occasion de prendre des nouvelles de ces frères et soeurs, profiter de ces vieux parents et que vous repartez le soir avec un jean's impossible à boutonner. Bah là, c'était un peu près la même chose sauf que les repas dans cette famille, c'était (et ça l'est toujours) l'occasion de gueuler sur tout le monde. Il suffisait qu'il manque une personne à table pour qu'elle s'en prenne plein la figure. Et d'après mon frère et mon père qui continuent à aller aux repas, il ne se passe pas une fois sans qu'il y ait une engueulade...
C'est quelque chose qui m'a vite pesée. On m'a trop souvent dit "Laisse tomber" pour ne pas faire d'histoires. Oui mais non. C'est bien beau de se taire mais en attendant, on s'en prend dans la figure et on imagine même pas ce qui se dit dans notre dos ! Le pire dans tout ça, c'est que Maman et moi, on était les deux seules personnes à ne jamais rien dire durant les repas. Eh bien nous étions les proies de cette bande de faux-culs qui prenait un malin plaisir à nous faire chier. Limite s'ils ne se disaient pas "Tiens, chouette, demain, c'est Pâques. On va manger chez la mère, on va pouvoir dégueuler sur tout le monde". A 16 ans, j'ai tout arrêté lorsque mon oncle m'a insultée de grosse feignasse qui fait honte à la famille car je n'avais pas eu mon Brevet du premier coup. Ah vi, je vous l'ai pas dis : c'est très mal vu pour l'image de la famille d'avoir un membre en surpoids et qui ne rentre pas au lycée général... Sachant que c'est une famille d'ouvriers. En clair, ils se prennent pour ce qu'ils ne sont pas : des gens biens et hauts placés. Pour en revenir à Mamie, elle ne vaut pas mieux que ses enfants (seul Papa est bien. Je dis pas ça parce que c'est mon père mais il a toujours été le con de la famille qui ne dit jamais rien sauf oui à tout mais qui s'en prend quand même plein la figure). J'ai été très blessée quand j'ai découvert qu'elle me critiquait, qu'elle faisait des crasses à ma mère, qu'elle cherchait les histoires et que surtout, elle passait son temps à me comparer avec ma cousine qui elle était bien fouttue, réussissait à l'école etc... Bref, je l'ai très mal vécu. Ce fut une déchirure, une blessure qui a mis des années à se refermer. J'ai perdu cette femme avec qui j'ai grandi, avec qui j'ai les plus beaux souvenirs d'enfance... C'est entre autre à cause d'elle que j'ai grossis, que je n'ai rien fais de bon à l'école, que je ne m'aime pas, que je ne sors pas etc... Elle m'a détruite, faut dire les choses comme elles sont. Les attaques sur ton physique et ton niveau scolaire n'aident en rien dans l'évolution, la recherche de ta personne surtout à l'adolescence. Quand je suis revenue de Belgique, j'ai appris qu'elle racontait partout que Papa a Alzheimer. Elle n'a jamais montré d'intérêt pour son fils et aujourd'hui, elle cherche le soutien des gens, qu'on plaigne cette pauvre femme qui a un enfant malade. Toute bonne mère (ou personne carrément) garde ce genre de nouvelles pour soi. Ce fut le déclic : depuis ce jour, elle ne me manque plus, je ne regrette plus d'avoir coupé les ponts avec cette famille. Cela fait un an que je peux sortir sans avoir peur qu'on me critique. Je les emmerde et leurs paroles ne m'atteignent plus. Confirmation hier quand nos regards se sont croisés : aucune tristesse, juste un soulagement de remarquer que cette femme est devenue étrangère à ma vie. Mon histoire est la preuve que les liens du sang ne sont pas les plus beaux ni les plus importants. Preuve en est avec cet homme qui fut mon Tonton (je l'appelais ainsi car j'ai déjà mes deux grand-pères). Aucun lien du sang et pourtant, il est et sera toujours la personne qui manque terriblement à ma vie.

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avril 26, 2009
Histoire de famille

Le moment que je redoutais depuis tant d'années est arrivé... J'ai croisé ma Grand-Mère paternelle que je ne fréquente plus depuis bientôt 11 ans maintenant (sachant que nous habitons la même petite ville)... Mamie (car je continuerai toujours à l'appeler ainsi même si la valeur est nulle) est une personne qui a énormément compté dans ma vie d'enfant. Elle fut ma nounou puis c'est chez elle que j'allais passer mes mercredi et mes vacances scolaires. Nous étions très proches. On allait faire la petite balade de l'après-midi, on jouait aux petits chevaux, au nain jaune, aux dames. Je me souviens encore des petits plats qu'elle préparait... J'étais la première à lui souhaiter ses fêtes et son anniversaire toujours accompagnés d'un bouquet de fleurs (certes payé par les parents). J'étais sa chouchoute de ses 4 petits enfants. J'étais la seule qui tenait à elle et vice versa.
Mais voilà, quand l'enfant innocente grandit, elle prend connaissance de certaines choses. Par exemple : ma mère n'a jamais été acceptée dans la famille car c'est une fille de divorcés et ce n'est pas dans la Bible (oui riez, je vous l'autorise). Ou bien encore, les nombreux repas de famille. Vous savez ceux qui réunissent tout le monde, dans la convivialité, l'occasion de prendre des nouvelles de ces frères et soeurs, profiter de ces vieux parents et que vous repartez le soir avec un jean's impossible à boutonner. Bah là, c'était un peu près la même chose sauf que les repas dans cette famille, c'était (et ça l'est toujours) l'occasion de gueuler sur tout le monde. Il suffisait qu'il manque une personne à table pour qu'elle s'en prenne plein la figure. Et d'après mon frère et mon père qui continuent à aller aux repas, il ne se passe pas une fois sans qu'il y ait une engueulade...
C'est quelque chose qui m'a vite pesée. On m'a trop souvent dit "Laisse tomber" pour ne pas faire d'histoires. Oui mais non. C'est bien beau de se taire mais en attendant, on s'en prend dans la figure et on imagine même pas ce qui se dit dans notre dos ! Le pire dans tout ça, c'est que Maman et moi, on était les deux seules personnes à ne jamais rien dire durant les repas. Eh bien nous étions les proies de cette bande de faux-culs qui prenait un malin plaisir à nous faire chier. Limite s'ils ne se disaient pas "Tiens, chouette, demain, c'est Pâques. On va manger chez la mère, on va pouvoir dégueuler sur tout le monde". A 16 ans, j'ai tout arrêté lorsque mon oncle m'a insultée de grosse feignasse qui fait honte à la famille car je n'avais pas eu mon Brevet du premier coup. Ah vi, je vous l'ai pas dis : c'est très mal vu pour l'image de la famille d'avoir un membre en surpoids et qui ne rentre pas au lycée général... Sachant que c'est une famille d'ouvriers. En clair, ils se prennent pour ce qu'ils ne sont pas : des gens biens et hauts placés. Pour en revenir à Mamie, elle ne vaut pas mieux que ses enfants (seul Papa est bien. Je dis pas ça parce que c'est mon père mais il a toujours été le con de la famille qui ne dit jamais rien sauf oui à tout mais qui s'en prend quand même plein la figure). J'ai été très blessée quand j'ai découvert qu'elle me critiquait, qu'elle faisait des crasses à ma mère, qu'elle cherchait les histoires et que surtout, elle passait son temps à me comparer avec ma cousine qui elle était bien fouttue, réussissait à l'école etc... Bref, je l'ai très mal vécu. Ce fut une déchirure, une blessure qui a mis des années à se refermer. J'ai perdu cette femme avec qui j'ai grandi, avec qui j'ai les plus beaux souvenirs d'enfance... C'est entre autre à cause d'elle que j'ai grossis, que je n'ai rien fais de bon à l'école, que je ne m'aime pas, que je ne sors pas etc... Elle m'a détruite, faut dire les choses comme elles sont. Les attaques sur ton physique et ton niveau scolaire n'aident en rien dans l'évolution, la recherche de ta personne surtout à l'adolescence. Quand je suis revenue de Belgique, j'ai appris qu'elle racontait partout que Papa a Alzheimer. Elle n'a jamais montré d'intérêt pour son fils et aujourd'hui, elle cherche le soutien des gens, qu'on plaigne cette pauvre femme qui a un enfant malade. Toute bonne mère (ou personne carrément) garde ce genre de nouvelles pour soi. Ce fut le déclic : depuis ce jour, elle ne me manque plus, je ne regrette plus d'avoir coupé les ponts avec cette famille. Cela fait un an que je peux sortir sans avoir peur qu'on me critique. Je les emmerde et leurs paroles ne m'atteignent plus. Confirmation hier quand nos regards se sont croisés : aucune tristesse, juste un soulagement de remarquer que cette femme est devenue étrangère à ma vie. Mon histoire est la preuve que les liens du sang ne sont pas les plus beaux ni les plus importants. Preuve en est avec cet homme qui fut mon Tonton (je l'appelais ainsi car j'ai déjà mes deux grand-pères). Aucun lien du sang et pourtant, il est et sera toujours la personne qui manque terriblement à ma vie.

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