L'évolution infinie


Il y a un peu plus d'un an, nous avons changé les médicaments de Papa. Je vous en parlais d'ailleurs ici. Et depuis, son comportement a radicalement changé. D'un point de vue positif. Il est extrêmement rare de subir une de ses crises maintenant. Lorsque quelqu'un vient chez nous, il ne reste plus dans son canapé mais nous rejoint à table. Lorsque Fred est là, il sourit et rit à ses conneries. Il parle, nous écoute etc... Bref, ces 12 derniers mois furent un véritable bonheur.

Sauf que... Sa maladie a quelque peu évolué. Et aucun médicament ne pourra y remédier. Lorsqu'on est à table, il se perd dans les couverts. Il peine parfois à couper sa viande. Alors maintenant, avant de le servir, on la coupe, comme on le ferait à un enfant, en cachette. On ne le fait pas devant lui afin qu'il ne se sente pas rabaissé. On ne veut pas lui faire mal au coeur.

Puis, il y a le vendredi, jour de piscine. Depuis la rentrée, il ne sait plus s'habiller. Il ne comprend pas qu'il doit retirer son slip pour mettre son maillot de bain. Maman l'accompagne à la salle de bains pour le déshabiller. Mais pas plus tard qu'il y a deux semaines, elle était absente. J'ai dû expliquer tant bien que mal à Papa d'ôter son slip. Par 4 fois, je l'ai fait retourner à la salle de bains mais ce fut 4 fois où il en ressortait avec le même souci d'habillement.

Les nerfs ont lâché. Pas la colère. Non. Juste le fait que je me suis retrouvée pour la première fois totalement démunie face à la maladie. Mon père est encore bien trop lucide pour accepter de se déshabiller devant sa fille. Quant à moi, c'est bien entendu difficile de voir son père nu. Il aurait 80 ans et que je devrai lui faire sa toilette, je pense que ça serait moins dur. Ca serait plus facile à accepter pour l'un comme pour l'autre.

Sa maladie a évolué. Mais elle est minime alors on a pas vraiment conscience que ça ait bougé. C'est comme si c'était naturel, une continuité. L'évolution est là mais pas assez accentuée pour que ça change notre quotidien. Dans tous les cas, l'ambiance est des plus belles et chaleureuses à la maison. Ca facilite pas mal de choses dans notre quotidien.

Par contre, depuis quelques temps, je me réveille en pleurs, rêvant qu'il me demande qui je suis. C'est ce qui me terrifie le plus depuis qu'on a officialisé sa maladie. Je sais que le jour où ça arrivera, je tomberai de très très haut. Car on peut dire ce que l'on veut mais on n'est jamais préparé lorsque ça nous tombe dessus.

De bons voisins


Lorsque je suis arrivée là où j'habite encore, mes parents avaient à peine la trentaine. J'allais sur mes 8 ans et mon frère, ses 2 ans. Mes parents avaient acheté une bien belle maison, même un peu trop grande. Bien située, elle allait devenir notre lieu de rendez-vous durant une bonne partie de notre vie.

Quelques jours après notre emménagement, mes parents (car mon frère et moi étions trop jeunes pour nous en apercevoir) ont remarqué que les voisins étaient un peu hostiles quant à notre venue. Il faut dire que la rue où nous sommes est une rue de petits vieux. Retraités et/ou veufs, vivant là depuis des dizaines d'années. Alors forcément, quand on voit débarquer un jeune couple avec deux enfants en bas âge, on se dit "Et merde". Genre les enfants vont être gueulards. Puis quand ils vont grandir, ce sera le ballon dans les jardins et les fleurs. Sans oublier les parents qui inviteront du monde donc ça fera du bruit etc...

Au fil des années, ces mêmes voisins se sont vite rendus compte que nous n'étions pas ainsi. Jamais nous n'avons eu de soucis avec eux. Ils ont vite remarqué que nous n'étions pas des enfants turbulents et que les parents vivaient leur vie tout en respectant celle des voisins.

Avec le temps, notre voisin le plus proche est devenu proche, justement. On parle beaucoup de jardin et de cuisine. On parle parfois d'animaux. Puis, depuis 3/4 ans, il s'est encore plus rapproché de nous lorsqu'on lui a appris la maladie de mon père. Non pas par pitié. Il est vraiment peiné que ça soit tombé sur mon père. Comme il le dit souvent "C'est malheureux. C'aurait été plus logique que ça tombe sur une personne de mon âge (73 ans)".

Ceci dit, on peut rester 3 semaines sans se parler et se voir plusieurs fois en une semaine. Il nous offre des légumes et des fruits car il sait qu'avec nous, ça sera cuisiné de bon coeur (et qu'il a droit à une part en remerciement).

On se respecte et on s'apprécie. On échange nos astuces culinaires voire médicales. On parle de la pluie et du beau temps. C'est très agréable d'avoir une telle relation avec son voisin (les autres aussi mais nous sommes moins proches). Malgré tout, on ne va jamais chez l'un ni chez l'autre. On se contente de rester sur le pallier. On garde une certaine distance...

Je n'imagine pas m'installer dans une maison où je serai en guerre avec les voisins. Les insultes, les crasses, les menaces etc... La vie est déjà tellement stressante qu'on a pas besoin d'en avoir une couche supplémentaire en rentrant en fin de journée.

J'ai de bons voisins. Et je sais à quel point je suis enviée par certains d'entre vous.

Faire face


Photo faite le jour-même de l'acquisition du 85mm.

Je me suis rendue compte que je me trouvais bien plus jolie les cheveux bouclés. Alors au diable les pointes sèches et esquintées. Je doublerai de soins et je les couperai plus souvent. Ça ne m'enchante pas mais je préfère ça que d'avoir une coiffure qui ne me convient absolument pas, à moi et à mon visage.

Et bien entendu, ce dernier, je l'ai caché. C'est volontaire. J'ai fait un shoot devant ma glace, cherchant un self portait et au final, ça a donné ça. Un résultat pas mauvais, en fin de compte...

Avec modération


J'aime les gens qui se permettent de laisser des commentaires remplis de méchanceté gratuite, parfois des insultes et des menaces et qui n'ont pas les couilles de signer.

J'aime les gens qui se permettent de dicter ma vie sans la connaitre.

J'aime les gens qui se croient forts, intelligents, malins mais qui jouent dans l'anonymat.

J'aime les gens qui avouent passer du temps sur ce blog alors qu'ils n'aiment pas l'auteur.

J'aime les gens qui trouvent ma vie merdique. La mienne me convient à partir du moment que c'est mon choix et qu'il est assumé. Ce qui est le cas.

En attendant, je ne perds pas mon temps à lire et commenter des blogs de personnes qui ne m'intéressent pas. Je gère ce temps dans des choses bien plus intelligentes. Mais peut-être que ces mêmes personnes se font chier ou ont une vie pourrie pour perdre des minutes sur Mémorables Oublis. Et ça, franchement, ça me fait rire.

Chacun son truc ceci dit...

De ce fait, je modère les commentaires. A partir d'aujourd'hui, les anonymes ne pourront plus laisser de messages sans être inscrits au préalable. Afin d'avoir une idée de la personne. Mais je veux surtout savoir qui ai-je bien pu côtoyer d'aussi puérils et insignifiants. Oui, je suis curieuse même s'il y a de fortes chances que des pseudos apparaissent. Ca occupera mes longues journées de fainiante (^^).

Quoiqu'il en soit, je remercie ces personnes qui me laissent ce genre de commentaires. A chaque fois, elles me font prendre conscience que je vaux mieux qu'elles et que ma vie, bien que merdique à leurs yeux, je la trouve bien plus intéressante que la leur, qu'elles gâchent comme elles le font si bien, en venant me lire et me laisser des commentaires.

Merci.

Cabans à vendre


Première fois que je vends des fringues. La flemme de prendre les photos (vous allez pouvoir le juger ci-dessous) et surtout, ça rend beaucoup moins bien lorsque ce n'est pas porté. Mais justement, si je vends mes habits, c'est parce qu'ils ne me vont plus. J'ai donc décidé de vous en faire part via le blog avant de poster les annonces sur les sites adéquats.

Caban long fushia (porté 2 fois)
Taille 44
Longues poches devant
Fermé par gros boutons
Col haut et droit
Comme neuf
Prix : 50€ (frais de port inclus)

Caban court noir
Taille 44
Fermé par boutons et ceinture
Très bon état
Prix : 30€ (frais de port inclus)

Si vous êtes intéressées, merci de me laisser un commentaire avec une adresse mail valide afin de vous contacter en privé. Je précise que j'accepte uniquement les paiements par chèque.

Les prix sont non négociables mais si toutefois vous preniez les 2 cabans (soyons fous), un prix sera fait, bien entendu.

En perte de vitesse


En juin, lorsque j'ai repris sérieusement le tapis de course, j'avais perdu pas loin de 3kg en 5 semaines. Prise au dépourvue par un résultat que je n'attendais pas aussi positif. Puis, les vacances débarquèrent. Les barbecues se faisaient quotidiens, les steaks dans du pain avec 2 tranches de fromage sans oublier les chips et les sodas. Ce ne fut pas si catastrophique lorsque je suis montée sur la balance fin août. J'avais repris les 3 kilos perdus.

Début septembre, c'est plus que motivée que je suis remontée sur le tapis. J'ai bannis barbecues, chips et soda. J'ai réduis le fromage et le pain (un tout p'tit peu, je le reconnais). J'ai décidé de courir et non plus marcher. Mon cardio n'étant pas mauvais suite à mon passé de "randonneuse". Je voulais me prouver que je pouvais courir, moi qui étais du style à marcher lorsque le prof' d'EPS avait le dos tourné, à multiplier les mots des médecins ou à oublier mes affaires.

De 5 minutes la première semaine, je suis passée à 10. A la fin de la 3ème semaine, je savais courir 3x10 minutes. J'étais contente de moi. Épatée de ce que j'ai réussi à faire sans gros efforts. Début octobre, je me mettais à courir 30 minutes, sans pause.

Bref, 2 à 3 fois par semaine, je cours. Et depuis deux semaines, j'alterne avec le vélo en extérieur. Montée, descente, chemin forestier, route goudronnée etc... J'essaie d'en faire au moins une fois par semaine, pour une distance de 20km.

Mon alimentation ne me frustre pas depuis la rentrée. Je n'ai jamais vraiment eu de soucis avec la nourriture, en période de régime. Les barbecues et les chips ne me manquent pas. Mon seul vrai plaisir sans culpabilité, c'est les croissants du dimanche que mon homme m'apporte au lit (oui, je suis une chanceuse). Et je n'ai pas refusé une soirée raclette (je ne mange jamais les accompagnements) avec la bande de potes pour l'anniversaire de l'un d'eux.

Ce matin, je me suis pesée. Ca fait un mois que je ne l'avais pas fait. Et je suis tombée de haut. Je n'ai pas perdu un gramme. J'ai même pris 3kg. Quant aux centimètres des cuisses, des mollets et de la taille, j'en ai pris au moins un à chaque.

Dégoûtée. Mon moral était bon puisque j'étais plus que fière des efforts sportifs que je faisais, moi qui suis une quiche en footing et que je n'étais pas remontée sur un vélo depuis presque 15 ans. On me parle de muscle pris. Mais la graisse dans tout ça ? Encore combien de temps vais-je devoir gonfler, grossir pour qu'enfin je perde, m'affine ?

J'ai donc fait une prise de sang mais elle s'est révélée superbe. Mon médecin m'a même félicitée pour mon très bon cholestérol. Je suis à la limite de rien, ni même en excès.

J'essaie donc de me mettre en tête que mon corps réclame du temps pour s'habituer à ce changement. Mais encore combien de temps lui faudra-t-il avant de percuter que je ne lui veux aucun mal ? Car sincèrement, je lutte pour ne pas tout foutre en l'air. Deux mois d'efforts pour un résultat aussi négatif, il y a de quoi enfermer à double tours, le moral dans les chaussettes...

Car aujourd'hui, je me demande après quoi je cours...

[12] Evasion : Le château du Haut Barr

Après le plan incliné, le château du Haut Barr était notre seconde destination pour finir ces deux journées passées à Saverne.

Après avoir quitté l'hôtel, dès 9h, nous nous rendons au château sous un soleil déjà bien chaud, dans l'espoir qu'il n'y aura pas grand monde pour la visite.

Nous sommes la première voiture à arriver sur place. La visite guidée commence à 14h30. On a donc décidé de la faire nous-même et on a bien fait de ne pas attendre. Le château avait plus que limité son accès. Des barrières disséminés un peu partout nous empêchaient de vraiment rentrer dans le coeur du château du Haut Barr. Pour causes de rénovations et de sécurité.

Vous allez dire que je ne fais que de me plaindre de ce séjour mais là, c'est justifié : on a pu que contourner cet énorme édifice et les photos sont donc peu nombreuses et pas aussi belles que j'espérais faire au départ.

Pour l'histoire du château, je vous invite à lire celle de Wikipédia et pour la totalité des photos, vous connaissez le chemin maintenant.






La vie en 85mm


En mai dernier, je m'étais offert un objectif : le 50mm f/1.8. Je ne m'étais vraiment pas ruinée car il ne coûte qu'une petite centaine d'euros. Je l'ai vite adoré mais je me suis également vite rendue compte qu'il était bien trop court lorsque je voulais faire des photos de mes bestioles. Je vous en avais fait part ici.

Non pas que je ne sois pas contente du résultat mais je cherchais avant tout des portraits volés et le 50mm ne me le permettait pas avec ces bêtes curieuses.

Et, fin août, prise de tête avec Fred. Encore et toujours le même problème : je n'arrive pas à accepter de cadeaux, même s'ils viennent du coeur et par plaisir. C'est plus fort que moi. Je vous assure que j'y travaille ! Et ce jour-là, nous nous disputions sur mon intention de revendre mon matos photo (car ce jour-là, on fêtait nos 9 mois et il voulait me payer un resto). Fred n'était bien entendu pas d'accord, d'où notre dispute. Après une nuit blanche à l'hôtel du cul tourné, je me suis pas mal remise en question. Vendre un appareil avec ses 2 objectifs, que je convoitais depuis des années. Ca résumait à quoi en fin de compte ? A m'aider financièrement pendant 2/3 mois. Puis après ? Je me retrouverai au point de départ, avec un réflex en moins.

Après une heure de discussion, le lendemain au réveil, j'ai cédé à l'ultimatum de Fred qui était le suivant : si je revends mon appareil, il me rachetait le plus fort (n'y connaissant rien, il aurait tapé dans le haut de gamme). Mais n'étant pas une profiteuse (je suis même une casse-couilles selon ses dires), je me suis donc vue contrainte de garder mon matériel. Et, comme si cela ne suffisait pas, il a +/- exigé de m'offrir un objectif. Celui de mon choix, afin que je mette de suite en pratique ma nouvelle résolution : accepter les cadeaux venant de mon homme.

Mais là encore, je n'ai pas profité de l'occasion car mon premier choix se serait porté sur un zoom bien plus grand que mon 18-200 actuel qui est parfois bien trop court. Mais me faire offrir un objo à 1700€, je ne pouvais vraiment pas lui faire ça. Alors, j'ai repensé à mon 50mm qui lui aussi est trop court lorsque je veux immortaliser mes boules de poils. Après avoir longtemps hésité avec le 135mm, j'ai opté pour le 85mm. 

Ce dernier, je l'ai testé le jour-même de son acquisition. Et je dois dire que je ne regrette pas mon choix. Ma première surprise ? Son silencieux. L'USM est un petit bijou que je n'avais pas encore eu l'occasion de découvrir. Et je ne m'attendais pas à une telle technologie. C'est très agréable de prendre la photo, d'autant plus que ça permet à Bout'chou et Craquotte de ne pas être interpellés par le bruit. Très bon point !

Me voilà donc parti pour une nouvelle aventure photographique après avoir offert un restaurant à Fred pour le remercier (et surtout moins culpabiliser pour avoir vidé une petite partie de son compte en banque).


[11] Evasion : Le plan incliné

Lorsque j'ai demandé à Fred où voulait-il aller durant ces 2 jours, il m'a répondue Le Plan incliné. Un souvenir d'enfance que lui, tout comme moi, voulions revivre.

Un souvenir flou. Pour ma part, j'y étais allée avec ma famille paternelle. J'étais donc bien jeune. Une gosse à vrai dire. Je me souviens d'un bateau qui descendait à l'eau. Et je ne me suis pas trompée.

Le plan incliné se trouve à quelques kilomètres de Saverne. C'est une sorte d'ascenseur qui permet aux bateaux de continuer leur escapade sur le Canal. Construit en 1969, il reste à ce jour, unique en Europe. Il a remplacé les 17 écluses (qui prenaient une journée à traverser) et permet de faire passer une quarantaine de bateaux par jour.

Nous avons pris le forfait à 10€/personne, qui comprend le plan incliné et un aller-retour à l'écluse 17. Une heure trente de balade que nous avons fait en plein soleil, tout au fond du bateau. Je dois avouer qu'une heure trente pour si peu (surtout l'aller-retour), c'est bof mais ce fut très agréable de passer ce temps en bateau, au soleil, se remémorer notre enfance, regarder le paysage et bien entendu, y prendre des photos :







[69] Brèves du vendredi


Mémorables oublis a changé de look. J'ai profité des nouvelles interfaces que propose Blogger depuis quelques jours. J'aime ce changement. C'est épuré, ça fait magazine et donc, moins blog (même si MO est un blog). Adieu les liens favoris et les catégories. S'affichent uniquement les articles (je regrette un chouilla la pop up pour lire la totalité de ces derniers).

Fred est toujours au chômage (carences obliges) donc je ne suis pas trop inspirée pour écrire. C'est pourquoi je planifie à nouveau les articles tous les deux jours afin d'éviter un arrêt indéterminé du blog.

[04] Gâteau du pain perdu


Le véritable pain perdu, je ne vous l'apprend pas, ce sont des rondelles de pain. Sauf que là, on en a fait un gâteau. Je dis "On" mais en fait, c'est ma mère qui l'a fait.

Lorsqu'elle a du pain rassi et qu'elle n'a pas le temps d'en faire du pain perdu en rondelles, elle en fait un gateau. La texture est quelque peu différente mais le goût reste le même.

Ingrédients :
- 3/4 d'une baguette
- 500ml de lait
- 5 cuillères à soupe de sucre
- 5 cuillères à soupe de poudre d'amande
- 2 oeufs
- 1 cuillère à soupe de poudre de flan*
- de l'eau de vie de votre choix

Faire tremper le pain en morceaux, dans le lait, directement dans le moule.
Au bout d'un quart d'heure, y incorporer le reste de ingrédients.
Remuer le tout
Enfourner durant 45 minutes.

Personnellement, je le trouve meilleur à la sortie du four mais ça ne m'empêche pas d'en manger le lendemain.


* Poudre utilisée pour faire les tartes au flan par exemple

Finalement...


Je ne dois pas être si moche que ça.

Oui, c'est quand même malheureux de dire ça. C'est triste même. Car il faut qu'on me complimente pour que je me dise que je peux plaire. La vie serait tellement plus facile et plus belle pour pas mal de monde si on pouvait s'aimer. Pour ma part, ce n'est pas le cas même si j'y travaille depuis quelques années.

Oui, je suis en couple. Oui, j'ai droit à des compliments. Et oui, ça me fait plaisir. Mais ce qui me flatte encore plus, c'est que ces compliments, je les ai également par d'autres hommes. Des inconnus qui plus est. Et je dois avouer que c'est bien flatteur. Car si l'amour peut rendre aveugle, j'ai la preuve que même sans ce sentiment, je parais jolie aux yeux d'hommes que je ne connais pas.

L'autre jour, je promenais Bout'chou et j'ai été interpellée par un pêcheur. Il m'a dit que mon chien était beau ainsi que la personne qui le promenait. Je l'ai remercié et lui ai répondu que si j'avais été moche, il ne m'aurait pas adressé la parole. Il n'a pas contredis. J'ai senti son compliment sincère et même si ça venait d'un homme d'âge mûre que je connais de nulle part, ça m'a fait bien plaisir. Pareil la fois où un collègue a dit à ma mère qu'il m'avait croisée et que j'étais jolie. Bon là, il a très bien pu mentir car dire à la mère que sa fille est moche, ça ne se fait pas.

Je ne sais pas ce que j'ai bien pu faire pour recevoir de telles flatteries. J'ai même grossi depuis l'année dernière. Je n'ai pas changé de coiffure ni même de couleur. Je garde toujours le même sourire, dans toutes les circonstances (presque). Quoiqu'il en soit, ces compliments, je les prends comme une aide, une force, pour réussir à m'aimer.

WRC Rallye de France 2011


Pas le week-end dernier mais le précédent, nous nous sommes rendus au rallye de France. Loeb oblige, dans les Vosges et l'Alsace, sur ses terres, nous ne pouvions rater l'une de ces 3 journées que ce rallye nous offrait. Magnifique soleil, températures en hausse, nous voilà munis, avec quelques amis, de tabourets, lunettes de soleil, bonnes chaussures afin de trouver un bon endroit pour voir les voitures passer.

Je vous avoue que prendre des photos de voitures aussi rapides, c'était une première. J'ai eu du mal à prendre mes marques. J'ai merdé les premières puis par la suite, c'était toujours les mêmes photos, juste la voiture qui changeait.

Nous avons eu la chance de voir passer Loeb, 30 minutes avant qu'il abandonne. Cela ne nous a pas empêché de continuer la journée, entre spectacle, bronzage et fous rires.

A refaire, sans aucun doute !

Et pour voir les photos, dont l'unique de Loeb, c'est par là.

Je ne veux pas d'enfant, et alors ?!


Ce matin, au réveil, j'ai allumé la télé. Et durant mon zapping, je suis tombée sur le générique de l'émission "Les maternelles" qui avait pour thème du jour, le titre de ce billet.

Les invités ont soulevé un point auquel je n'avais jamais pensé : Pourquoi les femmes qui ne veulent pas d'enfant, doivent-elles se justifier alors qu'on ne bassine jamais celles qui désirent materner ?

Avant, je me sentais obligée de me justifier, de donner 150 000 raisons pour faire accepter/respecter mon refus d'enfant. Grâce aux maternelles, dès aujourd'hui, je répondrais tout simplement par : Et alors ?!

Merci Daphné (je kiffe cette nana)

[10] Evasion : Saverne

En juillet, je vous racontais que suite au décès du chien de Fred, nous sommes allés nous changer les idées à 1h d'ici : Saverne. Ville de 12 000 habitants qui se situe en Alsace, à seulement quelques kilomètres de la Moselle et à moins d'une heure de Strasbourg. Saverne est principalement connue pour le Canal de la Marne qui la traverse.

Nous sommes arrivés le vendredi aux alentours de midi. Le chien de Fred étant mort la veille, la programmation de ce week-end fut faite à l'arrache. J'étais chargée de trouver un hôtel. Le premier que l'on faisait en 8 mois. La toute première fois que nous partions plus de 24h et surtout, que nous dormions autre que dans nos lits.

Trouver un hôtel en quelques heures et en plein été, ne fut pas une mince affaire. Je n'ai même pas pu téléphoner pour réserver car il était 22h. Alors, j'ai choisi les 3 meilleurs en terme de qualité/prix/proximité mais avec surtout, une très forte préférence pour l'un d'eux : Le Clos de la Garenne. Le prix des chambres n'excède pas la centaine d'euros. Quant à la déco, je vous laisse regarder (coup de coeur pour la chambre avec le mangeoir) :






Pas de chance pour nous car lorsque nous nous sommes présentés à la réception, il ne restait plus qu'une chambre simple de disponible. J'ai laissé mon numéro de GSM en cas d'annulation. En vain. Mais ce n'est que partie remise car cet hôtel, on le fera. Au lieu de ça, nous nous sommes retrouvés en plein centre-ville (à 50m de la rue piétonne et à 200m du canal). Et là, c'était une toute autre ambiance. Pour le même prix (90€), nous avons eu droit à une chambre digne d'un vieil hôtel, qui n'a pas subit de lifting depuis 30 ans. Moi qui n'aime pas le orange, j'ai été servie ! Des murs beige avec la literie orange. Sans oublier les rideaux dans les mêmes tons où figuraient des fruits de la même couleur : orange, ananas, abricot avec un peu de vert. La moquette était bleue mais surtout tâchée. Quant à la salle de bain, pas de verrou. La douche était moderne. Elle était située en coin et de forme arrondie. Un énorme miroir recouvrait la quasi totalité d'un pan du mur. Et là, le top glamour : quand tu es sur le trône, t'assistes à toute la scène. Romantique n'est-ce pas ? Bref, j'ai eu une grosse déception au niveau de l'hôtel. Et je ne vous précise pas les cheveux/poils qui sont tombés de la boîte à mouchoirs en papier. Et, étant au dernier étage, après une journée passée sous les 30 degrés, nous n'avions même pas de ventilateur et la fenêtre ne s'ouvrait pas. Imaginez après avoir pris nos douches et aucun moyen pour aérer... Il y aurait eu un questionnaire à remplir, j'aurai pris mon stylo avec joie et impatience ! Je suis peut-être dure mais pour un hôtel qui se dit 3 étoiles, dans une ville très touristique, franchement, je suis mieux accueillie dans un Ibis, pour moins cher et avec les mêmes services...

Bref...

Nous sommes sortis nous balader en ville. C'est joli, sympa à visiter mais je ne sais pas, quelque chose nous a chiffonné. Peut-être parce qu'en sachant qu'un canal traversait la ville, on s'attendait à y voir des terrasses de café et restaurant. Rien de tout ça. Un seul restaurant le fait et c'est là que nous avons décidé de passer la soirée. Nous avons fait très attention à nos dépenses (Fred s'étant acheté une voiture, ce n'était pas trop le moment de faire des folies) mais avec un repas complet et 2 apéros, la note n'excédait pas les 65€.

21h30. Nous sommes rentrés à l'hôtel car le temps devenait très menaçant. Je n'ai donc pas pu faire des photos de fin de soirée. J'adore les rues vides, éclairées par les lampadaires et surtout, me promener le long du Canal. Du coup, les photos sont moins jolies...





La semaine prochaine, je vous ferai découvrir les endroits où nous nous sommes rendus durant ces 2 journées passées à Saverne. Une ville qui mérite d'être visitée mais personnellement, je conseillerai en été. C'est plus joli, fleuri et on voit pas mal de bateaux défilés.

Pourquoi tu bosses à La Poste ?



Pour avoir moi-même vécu à Paris puis Liège, j'ai réellement découvert dans ces grandes villes la joie (fort dur ouh la la) de travailler à La Poste). Ironie à part, je reconnais que guichetier ne doit pas être plaisant chaque jour. Et encore moins lorsqu'on est facteur vélo/voiture.

Mais, je me suis toujours dit que dans les petites communes, ça doit être génial. On est pas pris par les embouteillages, on se lie d'affection avec les personnes âgées et parfois, on se promène d'un village à un autre simplement pour travailler.

Or, dernièrement, j'attendais une lettre en recommandé. J'étais chez moi. Et lorsque je sais que quelqu'un doit passer, je me refuse à faire quoique ce soit de crainte de rater sa venue. Je repousse ma douche, limite je me retiens d'aller aux toilettes (j'ai surtout la flemme de devoir me présenter au guichet le lendemain en fait). Pas de musique pour être certaine de bien entendre la sonnette et même Bout'chou voit son heure de balade repoussée.

Bref, rien ne pouvait empêcher la remise en main de cette lettre. Mais ce matin-là, alors que j'étais à la cuisine et qu'elle donne sur la route, je vois la voiture se stationner devant chez moi. J'ai vu la postière sortir et mettre un document dans la boîte aux lettres. Louche. Le temps que je descendais (14 marches, j'habite dans une maison), la voiture démarrait déjà. Je me suis donc rendue à ma boîte aux lettres pour constater qu'elle avait posté un avis de passage.

Cette grognasse avait pré-rempli son bon sans même venir sonner. Autant vous dire que celle-là, elle pourra toujours courir après ses étrennes mais je lui ferai quand même bouffer son calendrier de petits chatons.

Ca ne devrait pas exister mais je peux encore concevoir qu'on se comporte ainsi dans une grande ville ou bien devoir grimper tout un immeuble. Mais là, franchement... Il faisait beau, il était à peine 9h. Je ne vois pas pour quelle raison autre que la feignasserie, elle n'a pas fait son boulot dans les règles.

Je regrette mon ancien postier, aujourd'hui à la retraite, qui prenait son temps à discuter avec les gens, était chaleureux, drôle et attentionné. Aujourd'hui, c'est "Je poste le plus vite pour finir le plus tôt et profiter du reste de ma journée".

Je ne sais pas quelles sont les directives à La Poste. Poster tant durant telle durée. Mais dans tous les cas, le travail doit être bien fait. Sinon, je ne vois pas l'intérêt de s'embêter à venir poster un avis de passage alors que la personne est présente chez elle.
 
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